Sous le haut parrainage du président du forum des cadres et notabilités des régions du nord et du centre pour la paix et la stabilité au Mali, M.Issa Arcina Cissé, des journalistes et professionnels de la presse malienne ont mise en place un fond de solidarité nommé » Fonsopress », Fond de solidarité de la presse. Telle une manière de relever la dimension sociale des acteurs des médias face à diverses précarités, a-t-on compris au fil des interventions. La cérémonie de lancement a eu lieu le samedi 10 mai à la maison de la presse.
Dans la grande salle de la maison de la presse du Mali, ils étaient nombreux à se présenter à la cérémonie de lancement du fond de solidarité de la presse. Une initiative appréciée à plus d’un titre, c’est du moins ce que l’on retient des différentes interventions.
Prenant la parole, le président de la maison de la presse, M. Bandioukou Danté remercie l’ensemble des aînés de la presse, des organisations faîtières de la presse pour leurs implications à la réussite de la semaine nationale de la liberté de la presse au Mali. Il révèle un double caractère à la cérémonie du jour à savoir la préservation de la dignité des médias et la possibilité pour ceux-ci de se prendre en main, loin des quêtes. A cet effet, il demande de faire en sorte que la presse malienne soit respectée à travers l’adhésion massive à ce fond d’appui.
A ces mots, l’occasion était pour le président du comité de gestion de Fonsopress, Basidiki Toure d’exprimer sa gratitude aux membres du conseil d’administration de Fonsopress et au doyen pour la marque de confiance en sa personne. Pour lui, la création de ce Fonds est une étape essentielle dans la consolidation de la liberté de la presse, le renforcement du pluralisme médiatique, et l’amélioration des conditions d’exercice du métier de journaliste. Aussi, avoue-t-il : << Ce Fonds intervient, non pas comme une subvention sans contrepartie, mais comme un levier stratégique de soutien, de restructuration et de professionnalisation du secteur>>. Et d’énumérer une panoplie d’objectifs à Fonsopress à savoir entre autres : Offrir une assistance complémentaire aux dispositifs classiques de protection sociale ; améliorer les conditions de vie des journalistes grâce à des aides d’urgence, des formations et un accès à la protection sociale ; renforcer la durabilité du secteur par un plaidoyer permanent auprès des décideurs et des partenaires stratégiques des médias. Ne se limitant pas, Basidiki détaille la composition du comité qu’il dirige et d’en venir aux critères d’adhésion au fonds en question. Il en va d’être une personne relevant d’une presse légalement créée et tout journaliste ou agent de presse exerçant à titre privé ou dans une entreprise de presse ; le caractère volontaire de l’adhésion qui se fait par demande écrite adressée au président du comité de gestion qui la soumet au conseil d’administration pour approbation ou rejet. Cela dit en reconnaissant l’accompagnement et le soutien sans faille du parrain, En mettant l’accent sur les sources de subventions que sont les cotisations des membres 1000 FCFA, la mensualité, Basidiki dira que le fond s’appuie sur les subventions publiques, les dons privés entre autres.
Quant au parrain, le président du forum des cadres et notabilités des régions du nord et du centre pour la paix et la stabilité au Mali, M.Issa Arcina Cissé dira que le Fonds de solidarité de la presse est le fruit d’un dur labeur de la famille de la presse malienne. C’est, en effet, avec fierté, dit-il : << J’ai pris connaissance de la décision des initiateurs de ce fonds avec à leur tête mon cher frère Bassidiki TOURE de porter leur choix sur ma modeste personne comme parrain. Je le considère comme un privilège, j’en mesure toute la portée et m’en réjouis par la même occasion>>. Pour lui : << Ce fonds représente bien plus qu’un soutien financier, est un symbole de reconnaissance pour le rôle essentiel que les professionnels de l’information, jouent dans la société. Car, être journaliste aujourd’hui, c’est affronter des défis immenses, économiques, technologiques, mais aussi éthiques. C’est aussi exercer un métier au cœur de la démocratie>>, a-t-il laisser entendre. Et de souhaiter que ce Fonds ne soit pas un simple instrument de secours ponctuel, mais bien un levier de transformation structurelle. Il doit promouvoir la bonne gouvernance, la transparence dans l’allocation des ressources.
A ces interventions, au nom de la haute autorité de régulation de la communication du Mali, la HAC, Ramata Dia dévoile le rôle d’appui de sa structure qui au-delà de la régulation des médias a un rôle d’aide et d’appui aux médias, d’où sa présence. Elle finit par proféré des conseils allant dans le sens d’atteinte des objectifs fixés au fonds en question.
Alimatou Djénépo
