Réunis à Koulikoro pour une session de cinq jours, une trentaine de journalistes et communicateurs traditionnels renforcent leurs capacités sur les enjeux de la santé de la reproduction et de la planification familiale. À travers cette initiative, l’Office National de la Santé de la Reproduction (ONASR) et Marie Stopes International (MSI) Mali entendent faire des médias, des acteurs de premier plan dans le plaidoyer et la sensibilisation des populations.
Du 27 juillet au 1er août 2026, la Maison de la femme et de l’enfant de Koulikoro accueille un atelier de consolidation des acquis et de renforcement des capacités de 30 journalistes et communicateurs traditionnels sur les enjeux liés à la santé de la reproduction (SR), à la planification familiale (PF) et à la création de contenus médiatiques de qualité. Cette deuxième session de formation est organisée par Marie Stopes International (MSI) Mali en partenariat avec l’office national de la santé de la reproduction (ONASR).
La cérémonie d’ouverture a été présidée par, le représentant du directeur général de l’ONASR, M. Nouhoum Togo, en présence du maire de la commune urbaine de Koulikoro, M. Aliou Moussa Tamboura ainsi que des partenaires du secteur de la santé.
Dans son intervention, le maire a salué cette initiative qui, selon lui, contribuera à améliorer la sensibilisation des populations sur les questions de santé reproductive grâce à des productions médiatiques mieux documentées.
Prenant la parole au nom de MSI Mali, M. Amidou Doumbia a rappelé que les médias demeurent des partenaires essentiels pour informer les populations, combattre la désinformation et promouvoir des comportements favorables à la santé. Pour lui, cette formation vise à faire des journalistes, de véritables relais de sensibilisation au sein des communautés.
Des défis toujours préoccupants
Ouvrant officiellement les travaux, M. Nouhoum Togo a invité les participants à privilégier des productions fiables, vérifiées et basées sur des faits afin d’accompagner les efforts nationaux en faveur de la santé reproductive. Il a également salué l’engagement de MSI Mali aux côtés de l’ONASR pour l’amélioration des indicateurs de santé au Mali.
Les communications techniques ont porté sur les droits en santé sexuelle et reproductive, le cadre juridique national, les avantages de la planification familiale, la surveillance des décès maternels ainsi que l’intégration de la santé reproductive dans les contextes humanitaires.
Selon les données de l’enquête démographique et de santé (EDSM VII), le Mali enregistre encore 325 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, une mortalité périnatale de 29 pour 1 000 naissances vivantes et une prévalence contraceptive moderne de 21 %, des chiffres qui traduisent l’ampleur des défis à relever.
Renforcer le rôle des médias
Cette session s’inscrit dans la continuité d’une première formation destinée aux professionnels des médias. Son objectif est de consolider les connaissances acquises et de renforcer durablement les capacités des participants afin qu’ils produisent des contenus fondés sur des données probantes et contribuent efficacement au plaidoyer en faveur de la santé de la reproduction et de la planification familiale.
Les participants approfondiront notamment les questions relatives à la révision de la loi sur la santé de la reproduction, au financement de la SR/PF, à la gratuité de la planification familiale, à son intégration dans les interventions humanitaires ainsi qu’au journalisme de plaidoyer, à la communication stratégique et aux principes de sauvegarde.
À l’issue de cette session, les organisateurs attendent une amélioration des compétences des 30 participants en production de contenus médiatiques de qualité, ainsi que l’élaboration de plans d’action individuels et collectifs destinés à renforcer durablement la couverture médiatique des questions de santé de la reproduction et de planification familiale au Mali.
Aminata Sanogo
