Après plusieurs décennies d’interruption, la biennale sportive a officiellement fait son grand retour au Mali. Le premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de l’édition 2026, le vendredi 7 août, au Palais des sports Salamatou Maïga de Bamako.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba ainsi que de plusieurs membres du gouvernement. Des représentants du Conseil national de la Transition (CNT), le conseiller spécial du Président de la Transition, Aguibou Dembélé et le ministre nigérien de la jeunesse, des sports et de la culture, Sidi Mohamed Al-Mahmoud, ont également pris part à l’événement. Les gouverneurs des 19 régions du Mali et du District de Bamako étaient eux aussi au rendez-vous.
Cette nouvelle édition marque la renaissance d’une manifestation sportive majeure, avec dix jours de compétitions réunissant des jeunes venus de l’ensemble du territoire national. Les athlètes s’affronteront dans cinq disciplines : le football, le basketball, l’athlétisme, les échecs et la lutte traditionnelle.
Au total, plus de 1 800 jeunes issus des 19 régions du Mali et du District de Bamako participent à cette édition, qui se poursuit jusqu’au 16 août.
Pour le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, cette renaissance porte une ambition qui dépasse le simple cadre de la compétition sportive. Il compare la biennale au phœnix, symbole de renaissance et souligne la volonté de faire du sport un vecteur de cohésion et d’unité nationale.
L’accueil des différentes délégations dans les arrondissements du District de Bamako illustre également l’importance accordée à la tradition malienne de l’hospitalité, le « djatiguiya ». Le ministre Fomba a ainsi rappelé que cette valeur ne se limite pas à un simple protocole d’accueil, mais constitue une véritable philosophie fondée sur l’ouverture et le partage.
Le sport au service de la jeunesse et du vivre-ensemble
De son côté, le premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga a estimé que la relance de la biennale sportive traduit la volonté des autorités de la Transition de contribuer à la renaissance de la jeunesse malienne et renforcer la solidarité ainsi que le vivre-ensemble.
La cérémonie d’ouverture a été conçue comme un véritable spectacle célébrant à la fois, le sport, la culture et la diversité des territoires du Mali.
Le défilé des délégations des 19 régions et du District de Bamako a notamment marqué les esprits. Chaque délégation a fait son entrée au son de musiques caractéristiques de sa localité, avec l’accompagnement de l’Ensemble instrumental du Mali, mettant ainsi en valeur la richesse culturelle du pays et l’esprit du « djatiguiya ».
Des champions et des artistes à l’honneur
La cérémonie a également été l’occasion de mettre en lumière, les performances des sportifs maliens sur la scène internationale. Huit champions du monde de Vovinam Viet Vo Dao, sacrés lors de la coupe du monde organisée en France, ont été présentés au public. Ils étaient accompagnés de Daba Modibo Keïta, double champion du monde de taekwondo en 2007 et 2009.
La musique n’était pas en reste. La chanson officielle de la biennale sportive Bamako 2026, intitulée « An Ka Ta », a été interprétée en chœur par plusieurs figures de la musique malienne : Abdoulaye Diabaté, Habib Koïté, Mamadou Dembélé « Dabara », Cheïck Oumar Kanté « Esco P » et Sourakata Koné « Zikiri Sourakata ».
Un autre moment fort de la soirée a été une chorégraphie réunissant les 54 fédérations sportives nationales du Mali. Cette prestation assurée par Karim Togola, a été particulièrement appréciée par le public pour sa qualité artistique et sa contribution à la promotion de la culture malienne.
À travers cette cérémonie d’ouverture, la biennale sportive Bamako 2026 entend ainsi renouer avec une tradition interrompue depuis plusieurs décennies et faire du sport, un espace de rencontre, de fraternité et de célébration de la diversité culturelle du Mali.
Adja
