Ce samedi 27 septembre, au palais de la culture Amadou Hampâté Ba, la joie était grande dans le monde des médias du Mali. Et pour cause, des patrons et représentants des médias étaient réunis autour du directeur général de l’atelier des métiers des médias du Mali, promoteur de Actuel-Média, Mahamadou Diarra, Ras kébé, pour la cérémonie de remise des attestations à une vingtaine de récipiendaires ayant suivi une formation de qualité de trois mois aux métiers des médias. Une première promotion baptisée au nom de feu Yaya Coulibaly dit YASCOUL, une voie généreuse de la radio, éteinte en 2023. Le parrain est l’administrateur général du groupe Renouveau, Marakatié Daou et la marraine, Madame Rose BOUZAÏD.
La salle de 200 places du palais de la culture Amadou Hampâté Bâ était animée par la musique de Fatim Kouyaté assistée par des hommes de médias. Au premier rang, on notait la présence de la marraine de la cérémonie de remise des attestations, Mme Madame Rose BOUZAÏD, des membres de la famille de Yaya Coulibaly dit Yascoul, le directeur général de l’atelier des métiers des médias, promoteur de Actuel-Média, Mahamadou Diarra Ras kébé et plusieurs autres invités de marque.
Après une prestation de Fatim Kouyaté, une projection vidéo en a suivi retraçant le parcours d’apprentissage des récipiendaires. Ensuite, suivra le discours de bienvenue du directeur général de l’atelier des métiers des médias, promoteur de Actuel-Média, Mahamadou Diarra, Ras Kébé. Il a commencé par apprécier la présence de tous. Il en vient à l’atelier de formation aux métiers des médias qui est une structure formelle ayant pour activité principale la formation aux métiers des médias en collaboration avec la structure mère qui est Actuel Média, organe central. S’agissant de l’atelier dont la cérémonie de remise a lieu, il dira qu’il a débuté le 1er juillet pour s’achever le 24 septembre 2025. A ses dires : <<Au départ, les apprenants étaient au nombre de 25 dont certains étudiants dans le domaine des médias et d’autres en reconversion professionnelle. Parmi eux, 5 ont dû abandonner pour des raisons personnelles et sociales, 20 sont allés jusqu’au bout.
Ainsi, au terme de trois mois, les participants ont suivi un programme composé de 7 modules : JRI (journaliste reporter d’image), l’animation et présentation télé, l’atelier radio, l’écriture journalistique, la rédaction web, la voix-off ainsi que la photographie. Cela, sous l’encadrement de 5 formateurs professionnels sans oublier l’ajout des masterclass animés par des aînés et professionnels du métier, des visites pédagogiques dans divers organes de presse qui ont permis aux apprenants de mieux appréhender les réalités du terrain et de comprendre le fonctionnement d’une rédaction>>, a-t-il expliqué. Et de dévoiler les bienfaits de cette formation dont le but est d’éviter que demain, n’importe qui ne puisse se lever pour se proclamer journaliste, sans compétence, ni formation. D’où l’exécution d’un programme chargé avec des modules dispensés comme à l’université, a-t-il dit. A l’endroit du parrain Markatié Daou, administrateur du groupe Renouveau, Mahamadou justifie, le choix par le fait qu’il constitue une véritable référence. Un leader dont l’humilité et le sens du leadership font un modèle à suivre. Renouveau groupe, au sein duquel notre interlocuteur a commencé sa carrière grâce à Ras Bath et continue d’y évoluer depuis 2 ans, une structure qui lui a permis de voir le parrain à l’œuvre. A l’endroit de la marraine, Mme Rose, les mots n’ont pas manqué à Mahamadou pour évoquer la simple et unique raison du choix à savoir, son sens élevé d’humanisme à travers ses actions en faveur des plus démunis, des veuves, orphelins, des déplacés et des jeunes. Quant à la famille de Yaya Coubalily, Yascoul, l’homonyme de la promotion, Mahamadou Diarra a rappelé la passion de cet homme de radio ayant laissé un vide immense en ce jour du 9 août 2023. A ces jeunes qui porteront désormais le nom, il leur conseillera le professionnalisme, le respect, l’intégrité et l’engagement qui doivent les animer. Aussi, il les a invité à suivre les consignes édictées par la loi, car, les trois mois de formation seuls ne font d’eux de véritables journalistes. Cependant, tout au long de leur parcours, il les a incité au respect de l’éthique et de la déontologie du métier. Pour terminer, Ras kébé a étalé son ambition d’ouverture d’une école pratique des médias, même si les moyens financiers lui manquent pour le moment.
Après cette intervention riche d’enseignement, l’assistance a eu droit en seconde projection vidéo sur les réalisations faites par des récipiendaires. Des vidéos tout aussi riches que détaillées sur des sujets d’actualité.
La marraine, Madame Rose BOUZAÏD s’est dite honorée d’être la marraine de cette promotion portant le nom de Yascoul. Pour elle, être marraine ne signifie pas seulement donner son nom ou sa voix à une génération qui s’élance. C’est surtout accepter une responsabilité morale : celle d’accompagner, de conseiller, d’encourager. Mieux, estime-t-elle : << Si j’ai accepté avec joie et fierté cette désignation, c’est parce que je crois profondément au rôle que les jeunes communicants jouent dans la construction d’un Mali plus juste, plus fort et plus uni>>. Et de rappeler aux lauréats qu’ils ne reçoivent pas de simples attestations aujourd’hui, mais plutôt des symboles qui les obligent à être des porte- flambeau à l’image de leur homonyme Yaya Coubalily Yascoul.
A ces mots, au nom de la famille de Yaya Coubalily Yascoul, la première femme de feu Yascoul et son premier garçon, Sidiki Coulibaly a remercié la presse malienne dans sa diversité. Il s’est réjoui de l’immense honneur fait à la mémoire de Yaya. Il a apprécié les efforts jusque-là fournis par les amis, collaborateurs de Yaya à savoir à l’instar de Issa Kaba à travers le salon des médias, les promoteurs de Mali Festi Reggae, le parrain Markatié Daou et Prestige Consulting ayant permis de trouver un emploi au premier fils de l’illustre disparu. Il a terminé par encourager les récipiendaires à aller dans le sens de leur homonyme attaché aux valeurs telles que la performance et la rigueur.
A cette série d’interventions, le reste de la cérémonie a été dédiée à la remise des attestations aux lauréats et le message de reconnaissance que ceux-ci ont adressé au public.
Alimatou Djénépo
