De nos jours, tomates, poivrons, choux, aubergines, sont entre autres légumes presque absents dans le panier de la plupart des ménagères. Et pour cause, les vendus à 25 FCFA, il y a peu, sont à 100 FCFA, à prendre ou à laisser. La raison de ce désarroi, a-t-on appris, est liée à la crise du carburant, mais aussi de la cherté toujours voulu par certaines vendeuses.
Qu’en est-il réellement ?
A « sougouni Koura », marché de Médine, les légumes ne sont plus en abondance. Plus rien n’est jeté ou laissé de côté, vu qu’il n’y en a pas assez. A demander certaines vendeuses, Fatou en vient aux mots : « La pénurie du carburant a diminué le nombre de transporteurs de légumes. Les rares qui viennent ne se bazardent plus comme avant. On ne trouve pas moins cher et on ne peut pas revendre, à notre tour, moins cher », a-t-elle dit.
Moussa, transporteur dira : « Avant la crise de carburant, il y avait beaucoup de clients, notamment des dames qui quittaient Bamako pour les villages environnants, mais aussi, celles des villages qui transportaient des légumes en ville. Mais, avec la crise, les deux tendances ne circulent plus assez, vu que les transporteurs ont du mal à avoir du carburant en abondance. Aussi, certains trouvent chères nos propositions de frais de transport. Or, il faut voir tout le calvaire de s’approvisionner en carburant. Dès fois, il se passe des journées sans qu’on puisse se déplacer ». Quant à Minata, transporteuse et vendeuse de légumes au marché de Magnambougou en commune VI du district de Bamako, Elle dira : « C’est vrai, ces derniers jours, rien n’est comme avant et c’est presque visible dans tous les domaines. Tout est devenu cher et tout le monde lie tout au manque de carburant. A tort ou à raison, nous constatons une hausse des prix des légumes. Une situation qui est tout à fait convenable à ceux qui profitent de tout pour spolier la population », se désole-t-elle.
A ce sujet, il faut noter que pour surmonter cette épreuve que traverse le Mali, les uns et les autres doivent se priver de se livrer à toute tentative de recherche de profit sur le dos d’une population déjà éprouvée.
Alimatou Djénépo
