Si le président de la transition pouvait sortir de son cercle habituel pour connaître d’autres réalités qui sont surement cachées de la plus belle des manières. Bien que dommage, aujourd’hui au Mali, l’intérêt personnel prime sur l’intérêt collectif. Des responsables chargés d’administrer les affaires publiques, au lieu de faire convenablement leur travail, font comme bon leur semble.
A preuve, lors de la visite du président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta à Koulikoro, les agents du nettoyage étaient à pied d’œuvre pour rendre les abords de l’artère Bamako-Koulikoro propre, voire très propre. Après un balayage proprement dit, des agents de nettoyage, hommes et femmes munis des sachets plastiques bleus étaient chargés de ramasser des déchets (papiers, sachets d’eau, feuilles mortes, etc.). Tout ça pour que le président, de passage, constate que l’assainissement est en marche dans les différentes communes. Bref, à vue d’œil, le mercredi 15 janvier 2025, on avait l’impression que tout était nickel.
En effet, depuis plusieurs mois, les usagers de la route Bamako-Koulikoro souffrent à cause de l’état de la route. Personne ne s’intéressait à la réparation de cette route encore moins au remplissage des nids de poules, mais avec la visite du président de la transition à Koulikoro, des efforts ont été déployés pour lui permettre de circuler normalement. Dans ces conditions, il sera difficile pour le président de s’imprégner des calvaires des usagers de cette route encore moins de trouver une solution à ce problème.
Sur le plan institutionnel et politique, les choses sont encore plus compliquées que l’on n’imagine, parce qu’il y a plusieurs équations à plusieurs inconnus. Des gens censés le conseiller, ont d’autres agendas et feront tout pour cacher la réalité qui va compromettre leur planning. C’est pourquoi la bonne foi des plus hautes autorités est toujours remise en cause par les populations à la base.
Dado Camara
