Bamako a accueilli, du 2 au 4 juillet 2026, la 12ème Conférence des ministres chargés de l’Artisanat des pays membres de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (ODEPA). Et les travaux étaient placés sous le thème : « Quelles stratégies pour un repositionnement du secteur de l’artisanat dans les priorités de développement des pays membres de l’ODEPA ? ».
Présidente en exercice de l’organisation, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat de la République du Congo, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Ngoma, était au cœur de cette rencontre stratégique visant à redonner à l’artisanat une place de choix dans les politiques de développement du continent.
Arrivée à Bamako le 30 juin avec une importante délégation, la ministre congolaise a été accueillie à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou par son homologue malien, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.
Durant trois jours, les participants ont examiné également les moyens d’accroître les investissements publics consacrés au secteur, de promouvoir des labels artisanaux africains et de favoriser une meilleure coordination entre les gouvernements, les organisations professionnelles et les partenaires techniques et financiers.
A l’ouverture des travaux, le ministre Mamou Daffé a souligné que, l’organisation de cette conférence constitue une opportunité de consolider son positionnement comme carrefour de la coopération africaine dans le domaine de l’artisanat, tout en valorisant le potentiel des industries culturelles et créatives.
En sa qualité de présidente en exercice de l’ODEPA, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Ngoma du Congo Brazzaville a conduit les échanges entre les ministres des 28 États membres autour des défis majeurs du secteur. Les discussions ont porté notamment sur le renforcement des politiques publiques, l’amélioration de l’accès au financement, le développement des compétences, la structuration des filières artisanales ainsi que la conquête des marchés régionaux et internationaux.
Pour elle, l’artisanat constitue un levier essentiel de développement économique. Dans plusieurs pays africains, il représente entre 30 % et 60 % des actifs urbains et contribue de manière significative au produit intérieur brut. Pourtant, le secteur demeure insuffisamment soutenu par les politiques publiques et les investissements.
Lors de cette conférence, la présidente en exercice et le ministre Daffé ont impulsé une nouvelle dynamique de coopération entre les États membres afin de faire de l’artisanat un véritable moteur de création d’emplois, de valorisation des savoir-faire africains et d’intégration économique régionale.
Les travaux de Bamako se sont s’achever par l’adoption d’une déclaration et d’une feuille de route destinée à renforcer la place de l’artisanat dans les stratégies nationales de développement, avec un accent particulier sur la mobilisation des financements, la promotion des labels africains et le renforcement des partenariats entre les gouvernements, les organisations professionnelles et les partenaires techniques et financiers.
Adja
