Le 5 mars 2025, les autorités maliennes en conformité avec les opérateurs de téléphonie mobile ont instauré une taxation sur les communications téléphoniques. Une situation ayant entraîné des désagréments à certains types d’achat de crédits téléphoniques tant la difficulté de se procurer des monnaies. Ainsi, le plus gros du problème se situe à l’achat du crédit de 500 F CFA dont 50 FCFA ajoutés pour fonds de soutien. Sans l’ajout des 50 FCFA en question, nul besoin de prétendre à ce crédit et gare à celui qui se présente avec un billet de 1000 FCFA. Les revendeurs ne vont pas par mille chemins : « Pas de monnaie, le crédit est fini, ajoute 50 F sinon, ce n’est pas possible ». Alors que faut-il faire vu que ce crédit est celui apprécié par la majeure partie de ceux qui disposent d’un téléphone après celui de 200fcfa.
A cette question, des vendeurs nous livrent leurs avis.
Assis autour d’une table dans un coin du rond-point de Daoudabougou, Issa Karembé, vendeur de crédits téléphonique, est formel : « Cela fait plusieurs années que je vends des crédits téléphoniques. Dans notre pays, les crédits de 200 FCFA et de 500 FCFA sont les plus vendus. Car, ils sont accessibles à un large public. Mais, avec la taxation notamment l’ajout des frais supplémentaires, nous sommes confrontés en des soucis de monnaie surtout pour celui de 500f CFA où parfois les clients se présentent avec 1000 F CFA. Dans ce cas, il est très difficile d’effectuer des opérations de vente. Et le client se plaint, vu que ni lui, ni nous les vendeurs ne désirons perdre les 50 FCFA ».
Plus loin à Lafiabougou près du marché, Yayi, propriétaire d’une boutique et commerçante d’articles, effectue des opérations d’Orange-money et de vente de crédits, dévoile : « La question de jetons qui doivent être ajoutés sur les 500F, fait que les achats ne sont pas souvent pris en compte par les clients. C’est sur place que l’on leur exige les frais supplémentaires, faute de quoi on se retient des opérations. C’est souvent compris par certains, vu le besoin, mais d’autres essayent de bouder. Ce qui entraîne une perte de clientèle à ce niveau », a estimé notre interlocutrice. Et de souhaiter plus de compréhension de la part de la population, vu qu’aucun vendeur ne souhaite aller à l’encontre du désir de ses clients.
Allaye Ba, étudiant dans une faculté de la place, ajoute: « La loi reste la loi. On n’y peut rien, sinon, il faut comprendre à la longue que la décision de taxation des crédits téléphoniques, bien que appréciée par certains, est devenue un fardeau pour d’autres, tant des histoires de monnaie et de retenues ou refus d’achat ».
Alimatou Djénépo
