Le jeudi 16 avril dernier, les syndicats d’enseignants avaient appelé leurs militants pour une assemblée générale afin de prendre des décisions par rapport au soutien des enseignants détenteurs de la licence de l’ENSUP et qui servent au niveau de l’enseignement secondaire, le ministre ayant exigé leur redéploiement au niveau de l’enseignement fondamental.
Il faut dire que le ministre de l’éducation nationale s’est assumé pleinement sa décision de redéployer les détenteurs de licence professionnelle de l’ENSUP au niveau des écoles fondamentales, conformément aux textes en vigueur et dans l’intérêt supérieur du système éducatif national.
Les raisons fondamentales de la décision
Primo : les détenteurs de licence professionnelle de l’ENSUP ont été formés prioritairement pour servir dans l’enseignement fondamental, selon les textes bien connus des syndicats d’enseignants. Leur vocation initiale, définie par leur formation et par l’esprit des textes qui encadrent leur recrutement, les destine naturellement à ce niveau d’enseignement. Il n’y a rien d’étrange qui empêche qu’ils soient affectés là où se trouve leur profil professionnel.
Secundo : Les écoles fondamentales, particulièrement dans les zones rurales, connaissent aujourd’hui une pénurie alarmante d’enseignants. De nombreux établissements fonctionnent avec des effectifs insuffisants en termes de personnel, tandis qu’environ 60 % des seconds cycles ne disposent pas de toutes les spécialités nécessaires depuis plusieurs années. Dans un tel contexte, il devient impératif de réorienter les ressources humaines disponibles vers les niveaux les plus fragilisés.
L’argument selon lequel certains établissements secondaires pourraient fermer après le redéploiement des détenteurs de la licence de l’ENSUP, ne constitue pas un frein à l’application rigoureuse des textes. Lorsqu’un système éducatif souffre de déséquilibres structurels profonds, il faut parfois accepter des réajustements difficiles, mais nécessaires. Au regard de la dégradation continue des performances scolaires, mieux vaut restructurer que de maintenir des situations inefficaces.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans un domaine aussi stratégique que l’éducation, l’autorité de l’État doit s’exercer avec fermeté, tant qu’elle respecte les textes en vigueur. C’est ainsi que bon nombre d’enseignants des lycées et écoles professionnelles ont été mutés en brousse, dans des établissements où le besoin était crucial.
A suivre !
Le correspondant
