Le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, a effectué une visite d’amitié et de travail à Bamako le 9 juin 2026 après l’étape du Niger. Accueilli par le Général Assimi Goïta, ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une tournée sous-régionale visant à réchauffer les relations bilatérales entre Cotonou et l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette relation est-elle sincère ?
En réalité, bon nombre de maliens ne font pas confiance aux pays de la CEDEAO qui prétendent tisser une relation d’amitié et de fraternité car, ce qu’il faut retenir, c’est que la France cherche à tout prix à foutre son nez dans les affaires des pays de la francophonie, les ex-colonies. C’est d’ailleurs ce qui a poussé les pays de l’AES à claquer la porte à la CEDEAO. La France dicte sa volonté aux dirigeants de l’organisation sous-régionale. Or, de nos jours, elle est solidement installée au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire, entre autres. Comment les populations de l’espace de l’AES peuvent-elles faire confiance à un pays carrément soumis à la volonté « macronienne » ?
En tout cas, la plupart des maliens se disent que cette visite du président béninois consiste à garder l’entente avec les pays qui ont quitté la CEDEAO sous le coup du mécontentement et de la frustration. Car, ce qu’il faut retenir, les trois pays de l’AES ont décidé de ne plus revenir à la CEDEAO qu’ils considèrent comme une organisation ayant perdu son sens.
En tout état de cause, la décision des chefs d’Etat de l’AES demeure sans équivoque malgré la nomination d’un émissaire de la CEDEAO auprès de l’AES en la personne de Lassana Kouyaté. Les autorités Béninoises et Togolaises ont toujours tenté de rapprocher les leaders des deux entités. Mais, hélas ! La nouvelle donne est d’entretenir de bonnes relations.
Le Correspondant
