Le Groupe de Suivi Budgétaire (GSB) a ouvert, ce mardi 8 juillet 2026 à l’hôtel Radisson de Bamako, un séminaire international consacré au contrôle citoyen des budgets de l’État et des collectivités territoriales dans l’espace UEMOA. Ce séminaire qui a ouvert ses portes aujourd’hui mercredi continuera jusqu’au vendredi 10 juillet 2026. Cette rencontre vise à renforcer les compétences des acteurs publics, privés et de la société civile afin de promouvoir une gouvernance budgétaire plus transparente, participative et responsable.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la haute présidence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou. Elle a enregistré également la présence du ministre béninois chargé du Budget et de la Fonction publique, Sèwènan Rodrique Chaou, invité d’honneur, du président du GSB, Tiémoko Souleymane Sangaré, ainsi que du représentant résident de l’institution.
Placée sous le thème « Le contrôle citoyen des budgets de l’État et des collectivités territoriales dans l’espace UEMOA », cette session d’apprentissage et de partage ambitionne de consolider les mécanismes de contrôle citoyen afin d’améliorer la gestion des finances publiques dans les pays membres de l’Union.
Selon les organisateurs, les gouvernements ont la responsabilité de répondre aux besoins essentiels des populations à travers la conception des politiques publiques, la programmation budgétaire et la fourniture de services publics de qualité. Cette mission repose sur des principes fondamentaux tels que la transparence, la redevabilité et le respect des droits des citoyens, consacrés par les constitutions nationales et les textes relatifs à la gouvernance des finances publiques.
Le Code de transparence dans la gestion des finances publiques du Mali rappelle d’ailleurs que « l’argent public est au cœur de l’État de droit et de la démocratie ». Il souligne également que les citoyens, en leur qualité de contribuables et d’usagers des services publics, doivent être régulièrement et pleinement informés de la gestion des ressources publiques.
Dans cette dynamique, le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) apparaît comme un outil essentiel pour suivre la mise en œuvre des politiques publiques, évaluer la qualité des services offerts aux populations et renforcer la redevabilité des autorités publiques.
Les organisateurs ont également rappelé que le budget de l’État constitue la traduction financière des politiques économiques et sociales. Son élaboration et son exécution doivent respecter les principes de transparence, d’efficacité, d’efficience, d’équité, d’inclusion, de participation citoyenne et de reddition de comptes.
Dans un contexte marqué par la rareté des ressources publiques et l’exigence d’une meilleure efficacité des dépenses, le contrôle citoyen des budgets devient un levier stratégique pour garantir une utilisation optimale des fonds publics. Ce principe trouve d’ailleurs son fondement aussi bien dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 que dans la Constitution du Mali et les textes régissant les collectivités territoriales, qui reconnaissent aux citoyens le droit de suivre et de demander des comptes sur la gestion des ressources publiques.
Pendant trois jours, une cinquantaine de participants issus des administrations publiques, des collectivités territoriales, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, du monde universitaire ainsi que des experts nationaux et internationaux échangeront sur les bonnes pratiques, les défis et les perspectives du contrôle citoyen des budgets dans l’espace UEMOA.
Adja
