La commission de rédaction de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale était face à la presse, le jeudi 29 mai, à la Maison de la Presse. L’objectif de la rencontre avec les professionnels des médias était de les imprégner de certaines informations permettant de mettre au parfum les populations sur la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Une manière d’exprimer la gratitude de la commission aux professionnels de la presse pour l’accompagnement durant le processus.
Dans le cadre de l’élaboration du projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui est presqu’à la fin, avant la remise officielle au président de la transition, le président de la commission de rédaction de ladite Charte et ses membres ont tenu une conférence de presse animée par Ousmane Issoufi Maïga, entouré par des membres de ladite commission dont Dr Marie-Thérèse Dansoko, Bandiougou Danté, Boubacar Sow et l’ex ministre Zéïni Moulaye Haïdara.
Selon le président de la commission, il a été investi dans cette mission d’envergure par le président de la transition, le général de corps d’armée Assimi Goïta. Cela, à travers un décret qui date de 2024. Selon ledit décret, il est recommandé aux membres de la présente commission d’élaborer un document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion nationale et au vivre ensemble au Mali, a-t-il expliqué. Et de préciser que cette mission s’achève ce 30 juin 2025. Selon notre interlocuteur, le projet de charte est un document de 16 titres, 39 chapitres et 105 articles. Il prend notamment en compte les valeurs cardinales du Mali : le respect des parents, l’amour de la patrie, le travail bien fait, le pardon, le vivre ensemble et la solidarité, a-t-il détaillé. Recommandé par le dialogue inter-maliens (DIM), ce document sera remis au président de la Transition dans les jours à venir, a-t-il annoncé.
Il a indiqué qu’au niveau de la commission de rédaction, ils ont fait le choix d’une méthodologie axée aussi bien sur l’écoute, l’étude des cas antérieurs de rédaction de charte, des dialogues et fora successifs que sur l’apport des institutions de la République, celui des anciens chefs de l’Etat, des personnes ressources, des Maliens établis à l’extérieur, entre autres. Il affirmera à cet effet : « Notre but est de tenir compte du spécifique et du général, de trouver le juste milieu entre nos valeurs partagées, nos pratiques endogènes et ce que nous pouvons emprunter aujourd’hui dans notre esprit de l’universel, parce qu’il faut tout cela pour faire la paix ». Il a noté également que la finalité du travail de la commission est de proposer au chef d’Etat et au peuple malien, une nouvelle architecture de paix, de sécurité, de réconciliation, de cohésion sociale et du vivre ensemble.
Le document met en relief la volonté collective de rétablir la paix et la sécurité, prenant en compte la dignité des citoyens, la conscience professionnelle, l’honneur, l’hospitalité, la loyauté, le patriotisme, le respect des aînés, le travail, la restauration de l’autorité de l’Etat, le devoir de transparence dans la gestion des affaires publiques, entre autres.
Adja
