Pour améliorer la participation des jeunes à la lutte contre les fausses informations et les discours de haine au Mali, l’Alliance des Professionnelles de la Presse Ecrite du Mali (APPEM), soutenue par l’organisation canadienne Journalistes pour les Droits Humains (JDH), a organisé une journée d’échanges et de partage de connaissances avec une quarantaine de jeunes filles et garçons des Rotaract Clubs du district de Bamako sur le thème : « Citoyenneté numérique et lutte contre la désinformation et les discours de haine au Mali ».
C’était le vendredi 24 octobre 2025 à Bamako à la Maison de la Presse du Mali. Cette activité d’éducation aux médias et à l’information abordait les concepts théoriques associés à des exercices pratiques sur la désinformation et les discours de haine, leurs dangers sur la stabilité institutionnelle, la cohésion sociale, le progrès économique, les droits humains notamment les droits des femmes et filles, la compréhension des sources de désinformation, les techniques et outils pour identifier et vérifier les fausses informations, le cadre juridique national qui protège la population générale contre la désinformation et les discours haineux, les infractions et sanctions juridiques en vigueur ainsi que les acteurs professionnels de vérification des fausses informations au Mali.
Zakaria Nouhou est membre du Rotaract Club de Point G/Bamako. Il participait à ce forum d’échanges et d’apprentissage. Pour lui, grâce à cette activité, la désinformation a été comprise.
A ses dires, il a beaucoup compris sur les conséquences des fausses nouvelles qui peuvent engendrer la révolte, la peur ; inciter à la violence et troubler l’ordre public. Selon lui, il a également reçu beaucoup de compréhensions sur les discours de haine, le rôle que les réseaux sociaux jouent pour les amplifier et menacer la cohésion sociale et la paix. « Je ne saurais faire aucun partage d’informations sans vérifier avec des sources fiables et crédibles. D’ores et déjà, je vais sensibiliser mon entourage sur la désinformation et les discours de haine. Je vais partager avec eux tous ce que j’ai appris comme connaissances sur les différents concepts. Et surtout leur expliquer les conséquences et les sanctions, selon les textes et les lois en vigueur », a-t-il déclaré. Khadidiatou SOW, membre du Rotaract Club Bamako « Smart School », pour sa part, a indiqué qu’elle ne s’y connaissait pas pour combattre la désinformation et les discours de haine. Elle déclare qu’elle a pu approfondir ses connaissances dans cette activité. Et d’ajouter qu’elle peut maintenant sensibiliser les autres autour d’elle, afin de ne pas tomber dans l’intoxication informationnelle. Ulrich TONAKPA, Président du Club Rotaract de Cotonou IFE raconte, « au cours du séminaire sur la désinformation et les discours de haine, j’ai appris 10 astuces pour repérer les fausses informations, ce que c’est que la désinformation et la mésinformation, ce que c’est qu’une bonne information et comment faire la différence entre rumeur, opinion et information, comment traiter une information, à ne pas croire à tout ce que je vois circuler sur les réseaux sociaux. Dans mon quotidien, je ferais plus une analyse approfondie autour de moi et avec mes amis, on fera une sensibilisation autour, on peut même créer une application qui pourrait traiter aussi les informations comme INVID », a déclaré ce jeune participant engagé. Ce forum d’échanges et d’apprentissage avec les jeunes des Clubs Rotaract est une activité du Projet « Lutte contre la désinformation et les discours de haine pour renforcer la cohésion sociale, les droits humains et la bonne gouvernance au Mali » mis en œuvre par Journalistes
pour les Droits Humains au Mali (JDH) et financé par NED.
Adja
