À Bamako, la multiplication des cérémonies de mariage ces derniers temps est, à bien des égards, une réjouissance pour les familles et une occasion de partager des moments de bonheur. Mais derrière cette ambiance festive se pose un problème qui prend de plus en plus de l’ampleur : l’occupation anarchique de certaines rues et ruelles par les célébrations de mariage. Dans plusieurs quartiers, des espaces normalement destinés à la circulation sont transformés en lieux de réception, avec des tentes, des chaises, des véhicules et parfois des installations qui bloquent complètement le passage.
Cette situation oblige les usagers de la route à faire des détours, à patienter longuement ou à emprunter des voies déjà fortement encombrées. Les automobilistes sont particulièrement pénalisés. Dans les ruelles étroites, le blocage d’un seul passage peut provoquer d’importants embouteillages et compliquer le déplacement des riverains, des taxis, des motocyclistes et autres véhicules de transport. Au-delà de la perte de temps et des désagréments, ces barrages peuvent également poser un véritable problème de sécurité, notamment lorsqu’un véhicule de secours doit accéder rapidement à une zone où un danger est signalé. La population ne conteste pas le droit des familles à célébrer leurs mariages. Au contraire, ces événements font partie de la vie sociale et culturelle de la ville. Mais, la fête ne devrait pas se faire au détriment de la liberté de circulation et de la tranquillité des autres citoyens. Il convient également de rappeler qu’une ancienne décision avait justement été prise pour interdire ou limiter l’occupation des voies publiques à l’occasion des cérémonies de mariage. Si cette mesure avait pour objectif de préserver la circulation ainsi que l’accès aux rues et ruelles, la situation actuelle pose la question de son application et du respect des règles établies. Face à cette réalité, les autorités compétentes sont appelées à veiller davantage au respect des espaces publics. Des solutions pourraient être envisagées afin de permettre aux familles de célébrer leurs mariages dans de bonnes conditions, tout en garantissant l’accès aux rues et la libre circulation des populations.
À Bamako, la célébration d’un mariage doit rester un moment de bonheur pour une famille et non devenir une source de difficultés pour tout un quartier.
Adja
