Dans le but de contribuer à lutter contre les inégalités hommes-femmes, l’organisation canadienne Journalistes pour les Droits Humains (JDH) a développé un nouveau projet quadriennal (2025-2029) dénommé « Amplifier les voix des femmes et filles pour une gouvernance inclusive ». Ce projet qui est déployé dans onze (11) pays et communautés dont le Mali, est soutenu par Affaires Mondiales Canada à pour objectif de renforcer la participation à une gouvernance inclusive, en particulier celle des femmes.
Pour orienter les activités et la mise en œuvre de ce projet dans notre pays, JDH a mis en place un groupe de travail d’une journée hier mardi 2026 à la maison de la presse. Ce groupe composé d’experts, des représentants et militantes d’organisations de défenses et protection des droits des femmes et leaders communautaires d’organisations de la société civile et médias œuvrant pour la promotion des droits des femmes et filles au Mali ont échangé autour dudit projet et ont fait des propositions et recommandations pour une meilleure mise en œuvre.
Ce projet qui s’étend sur cinq (5) ans travaillera autour de trois (3) axes d’interventions :
Premièrement, le secteur des médias pour collaborer avec des journalistes, des étudiants en journalisme, des créateurs de contenu et des responsables de médias afin de renforcer leurs capacités à couvrir les questions de genre et de gouvernance de manière efficace, éthique, précise et sécurisée.
Cela à travers des formations au journalisme des droits humains, au reportage sensible au genre, à la vérification des faits, à la lutte contre la désinformation, à la sécurité numérique, etc. Il s’agit également de renforcer les institutions médiatiques elles-mêmes : leurs politiques éditoriales, leurs modèles économiques et leur capacité à produire et à maintenir une couverture inclusive au-delà de la durée du projet.
Deuxièmement, la société civile pour travailler avec des organisations de défense des droits des femmes, des organisations de la société civile et des organisations communautaires afin de les aider à utiliser les médias plus efficacement pour sensibiliser leurs communautés aux droits civiques, constituer des coalitions et plaider en faveur d’une gouvernance plus réactive.
L’accent sera mis en particulier sur la création de réseaux intersectoriels entre la société civile et les médias engagés pour les droits des femmes, afin que ces acteurs puissent renforcer leurs actions respectives.
Troisièmement, l’Etat pour sensibiliser les structures et représentants de l’Etat à la gouvernance sensible au genre, en leur fournissant des outils, des formations ; établir un dialogue structuré avec la société civile ainsi que les médias pour mieux comprendre et lever les obstacles rencontrés par les femmes dans la vie publique.
Ainsi, durant l’intervention du projet, 2.400 journalistes et étudiants en journalisme, dont au moins 50% sont des femmes, 240 responsables de médias, dont au moins 50 % sont des femmes ; et 120 organisations médiatiques seront formés. 275 organisations de la société civile, en particulier celles dirigées par des femmes ou œuvrant pour les femmes et 480 fonctionnaires et représentants de l’Etat seront encadrés.
Aussi, plus de 100 millions de personnes par le biais des médias seront touchées indirectement. Toute chose qui va permettre d’améliorer directement la gouvernance pour plus de 5 millions de femmes et d’adolescents.
Dado Camara
