Il y a un fait que personne ne peut nier, c’est la crise du carburant. Et la situation va de mal en pis, puisqu’en plus de l’essence, le gas-oil se fait rare dans les pompes des stations-service. Et les transporteurs sont rentrés dans la danse depuis la fin de la semaine dernière. Depuis lundi dernier, les transporteurs, les véhicules personnels, les tricycles et engins à deux roues forment des rangs interminables devant les stations-service en attendant l’ouverture, espérant sur la disponibilité du carburant sans aucune assurance d’en avoir.
Au même moment, des soi-disant soutiens aux autorités jettent de l’huile sur le feu en accusant des gens sans preuve. Ils sont tous tapis dans l’ombre à Bamako et ne respectent pas les vaillants acteurs qui bravent la colère des terroristes pour soulager les populations. Au lieu de se mettre sur les réseaux sociaux, tenir des propos, proposer des solutions concrètes aux autorités et sensibiliser les populations sur les voies et moyens de supporter cette situation. Face à l’état actuel, il ne s’agit pas de parler pour parler. Selon un adage de chez nous : « il faut remuer la langue plusieurs fois avant de parler ».
A La question de savoir comment les terroristes communiquent sur les réseaux sociaux sans être identifiés.
Une chose est sûre, il n’y aura personne sur les réseaux sociaux qui pourra répondre à cette question. Le conseil national de la transition est là pour interpeller les ministres chargés de cette question.
Les autorités doivent sévir contre les gens qui s’adonnent à des commentaires hystériques sur les réseaux sociaux. Nous ne savons pas s’il y a quelqu’un derrière eux, mais ils doivent comprendre que ces communications n’arrangent personne. Au contraire, ils peuvent inciter les terroristes à redoubler d’efforts pour faire encore plus mal. Il est temps qu’on cherche à voir les problèmes et trouver des solutions au lieu de chercher des coupables. Il est temps pour les uns et les autres de s’écouter et trouver des alternatives afin d’alléger la souffrance des maliens.
Dado Camara
