Au Mali, surtout à Bamako, le manque de carburant touche presque tous les secteurs. Beaucoup de stations sont fermées, les prix de l’essence prennent de l’ascenseur, les moto-taxis sont de plus en plus rares dans la circulation. Pire, certains employés ne peuvent plus aller convenablement à leur lieu de travail. Des chauffeurs de Sotrama, commerçants, passant par les cultivateurs du village, tout le monde souffre de cette crise.
Les files d’attente devant les stations augmentent chaque jour et les bidons réapparaissent partout. Le gasoil aussi se fait rare et devient précieux. Cette situation inquiète la population.
A ce rythme, les services de base comme la santé, l’eau ou l’électricité commencent à être touchés, notamment à l’intérieur du pays, surtout dans les zones rurales où tout est encore plus difficile. Dans la capitale, les générateurs s’arrêtent, des gens ont délaissés leurs engins à deux roues à cause de la panne sèche. Or, beaucoup de gens dépendent d’une moto pour se déplacer facilement, faire des économies et gagner du temps.
A l’heure actuelle, chacun doit apporter sa part de solution sans qu’il y ait question de riche ou pauvre mais, plutôt du pays. Quant aux autorités, elles devraient prendre des mesures efficaces pour trouver les voies et moyens d’apaiser la population.
Cette crise montre, encore une fois, que tout le monde compte et qu’aucune partie de la société, aussi petite soit-elle, ne doit être négligée. Car, chacun doit jouer son rôle dans la construction d’un Mali uni et stable.
Adja
