Les FAMA ont tenu la dragée haute, peut-on dire sans se tromper face aux attaques simultanées ayant ciblé plusieurs villes du Mali, à savoir Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal. Malgré toutes les hostilités et les armes sophistiquées aux mains des ennemis, les forces de défense et de sécurité du Mali tiennent débout et rassurent les populations. Certes, le décès du ministre de la défense et des anciens combattants est une grande perte, mais cela ne brise pas l’élan des FAMA déterminés à en finir avec les terroristes appuyés par des puissances étrangères.
En effet, les forces du mal ont lancé leurs attaques tôt le matin du samedi 25 avril. C’est ainsi que des détonations ont réveillé les habitants de Kati et de ses environs. Les mêmes tirs à l’arme lourde ont été entendus dans la zone aéroportuaire de Bamako au point que les vols ont été interrompus. L’État-Major général des Armées avait expliqué qu’il s’agissait des groupes armés terroristes, non encore identifiés, qui ont pris pour cibles certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur. Dans son communiqué publié, l’armée informait que les combats étaient en cours et a appelé la population au calme et à la vigilance.
En plus de Bamako et Kati, des attaques ont eu lieu à Sévaré, Gao et Kidal.
Ce qui a choqué plus d’un malien, c’est la mort du ministre malien de la défense et des anciens combattants Général de corps d’Armée Sadio Camara.
Selon les informations relayées par des médias étrangers, il y aurait environ 12000 hommes qui ont déferlé sur le Mali, dont 5000 sur Kidal, pour tout chambouler, renverser le régime et installer leurs propres hommes au pouvoir. Mais, mal leur en a pris ! Ils ont dû confondre vitesse et précipitation. Car, les populations maliennes n’accepteront jamais cohabiter, encore moins être dirigées par les terroristes. Bon nombre de citoyens sont prêts à se battre jusqu’à la dernière goutte de leur sang contre ces individus sans foi ni loi. On se demande réellement s’ils ont du sang humain dans leurs veines.
Quelles leçons peut-on en retenir ?
Après cette attaque barbare de notre pays, on comprend que les ennemis avaient lancé leurs dernières forces dans la bataille et tout était réuni pour qu’ils atteignent leurs objectifs. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que le JNIM, le FLA, le Front de libération de Macina, ont des soutiens qui agissent désormais à visage découvert. Certains hommes politiques français n’ont pas caché leur émotion et se sont même exprimé via les réseaux sociaux. Mais, quand ils ont appris la correction infligée aux terroristes, ils se sont repliés. Les vrais ennemis sont des maliens de l’intérieur comme de l’extérieur, qui collaborent avec les terroristes pour tuer les populations maliennes. Parmi eux, des soldats, des militaires radiés ou retraités, des hommes politiques, des journalistes, des activistes ou vidéomen, entre autres. Les populations maliennes tout comme les FAMA sont désormais sur le qui-vive et ont compris qu’il s’agit d’une guerre de longue haleine, car les rangs des ennemis s’intensifient. De certains pays voisins jusqu’à leurs alliés de puissances occidentales, ils ne sont pas prêts à abdiquer. Donc la vigilance doit être de mise pour les FAMA et les populations, car nous sommes face à des individus sans foi ni loi.
Pour les populations, il ne s’agit de sortir et faire face aux terroristes comme c’était le cas du 25 avril 2026. Il faut se mettre à l’abri pour ne pas rallonger la liste des victimes et surtout informer les services compétents à travers les numéros verts.
Pour les agents de sécurité des services privés, ils ne doivent pas être tolérants par rapport aux contrôles au niveau de leurs postes, il est établi que ce sont les habitués qui font généralement le mal, parce qu’ils ont la confiance de ceux qui doivent faire le contrôle. Une seconde d’inattention et/ou de légèreté peut conduire à un drame inestimable.
Les FAMA doivent redoubler de vigilance à tous les niveaux, car, on ne doit pas avoir peur de le dire, l’attaque du 25 avril dernier montre clairement la faille dans nos dispositifs sécuritaires.
Dado Camara
