Cela fait 25 ans, un quart de siècle, que notre pays a opté pour la démocratie et le multipartisme. Cependant, de nos jours, l’heure est aux interrogations concernant l’adaptation de ce régime aux réalités de terrain. Ce qui intrigue plus d’un, c’est que les différents régimes qui se sont succédé de 1991 à nos jours, n’ont pas pu développer notre pays à hauteur de souhait.
Le régime démocratique par essence a été perçu comme passage pour accéder au développement par de nombreux pays à travers le monde. Mais en Afrique, ce régime importé, voire imposé à nos pays n’a pas été salutaire. Primo : à son avènement bon nombre de pays ont connu le soulèvement, D’autres sont allés jusqu’à la guerre civile. Secundo : La démocratie a permis délire des citoyens de bas étage en lieu et place d’honnêtes et intègres hommes. Et ces élus nomment leurs copains et amis même sans compétence, à des postes de responsabilité. Peut -on parler de développement ? Tertio : certains hommes politiques ont fait de la politique un métier où une profession, oubliant les aspirations des communautés. Pire, bon nombre de maliens voire d’africains ont fait de la politique un phénomène négatif aux yeux de la société : mensonge, tripatouillage, fausses promesses, détournement, entre autres.
En effet, de par l’expérience, la démocratie apparaît aux yeux des maliens comme un régime moribond qui a conduit notre pays vers cette crise que notre pays traverse actuellement.
Ce qui est grave, une fois que certains présidents démocratiquement élus arrivent au pouvoir, ils organisent des élections et mettent un système en place où ils sont toujours gagnants. Voilà toutes choses qui ont contribué à discréditer la démocratie en Afrique, plus particulièrement au Mali.
Le correspondant
