Dans le but d’élaborer le projet de texte de la Charte devant constituer le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble au Mali, la commission de rédaction du projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale entame ce matin une série de consultations avec les forces vives de la nation. Présidé par le président de ladite commission, M. Ousmane Issoufi Maïga accompagné de ses membres, ont débuté les échanges, le lundi 17 février 2025 au centre international des conférences de Bamako, pour expliquer les grandes lignes. En retour, l’objectif vise à recevoir les observations, les suggestions, les nouvelles propositions dans un délai de 72 heures afin de leur permettre de les intégrer, une fois de plus.
Le document en question soumis à l’appréciation des forces vives de la nation est composé de 40 pages. Il est structuré d’un sommaire, d’un contexte justificatif, une introduction et 10 titres composés des chapitres.
Ainsi, les échanges ont commencé par les autorités et légitimités traditionnelles, les représentants des confessions religieuses, des communicateurs traditionnels, de la confrérie des chasseurs. Les organisations de femmes, de jeunes et de personnes vivant avec un handicap, les organisations intervenant dans le domaine de la gouvernance, des libertés, des droits humains, contre la corruption (dont la commission nationale des droits de l’Homme) étaient aussi présents dans l’après-midi.
Selon président de la commission nationale, Ousmane Issoufi Maïga, de février 2024 à 2025, c’est la 3ème fois que la commission rencontre des citoyens dans ce lieu. C’est d’abord le dialogue inter -Maliens pour la paix et la réconciliation, ensuite l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation pour la 3ème fois. Donc, nous voici réunis pour échanger sur le projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a-t-il laissé entendre.
Il a rappelé que c’est par que l’article 3 du décret n°2024-0714/PT-RM du 10 décembre 2024, le président de la transition a institué un projet commission de rédaction du projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation. Il a par la suite, par le décret 001/PT-RM du 9 janvier 2025, nommé les membres de ladite commission en terme de l’article 3 de décret 2024 /0714 les membres de ladite commission du 10 décembre 2024, a-t-il indiqué. A ses dires, la commission de rédaction du projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale est chargée d’élaborer le projet de texte de la charte devant constituer un document de référence et que toute initiatives, actions et activités qui concours à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Le même décret en son article 8 précise dans le cadre de sa mission la commission peut consulter les forces vives de la nation, a ajouté le président de la commission Issoufi Maïga.
En ce qui concerne le processus d’élaboration de l’avant-projet, il a signalé qu’ils ont tenté d’être le plus inclusif et participatif possible. Grâce aux différents échanges entre les membres de la commission et les forces vives, ils ont enrichi par des contributions positives, des observations pertinentes à la suite du processus d’élaboration de l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. C’est ainsi qu’ils ont adressé un rapport au chef de l’État comprenant le texte de l’avant-projet, la synthèse des recommandations des forces vives et des personnes de ressources constructives. A ses dires, c’est à la suite de ces étapes que le président de la transition leur a chargé de rédiger le projet de la charte. Il a précisé aussi qu’ils ont sollicité les ministres sectoriels concernés pour qu’ils transmettent à leurs faîtières, leur intention de rencontrer les différentes couches et qu’ils mettent à la disposition de ces derniers, les documents relatifs à l’avant-projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale aussi bien que la synthèse des débats antérieurs.
Il faut noter que les échanges continueront cette semaine, du mardi au vendredi. La commission recevra les partis et regroupements politiques, les syndicats, les organisations socioprofessionnelles, le patronat, les universités, les organisations professionnelles des médias et les autorités administratives indépendantes. À partir du vendredi et jusqu’en début de la semaine prochaine, les membres de la Commission feront le tour des institutions de la république.
Adja
