Dans le cadre de la relecture de la Charte des partis politiques, le Forum des partis et mouvements politiques (FPMP) et l’Initiative des partis politiques sur la Charte (Ipac) ont organisé le 15 avril 2025 à la Maison de la presse un point de presse pour alerter sur l’avenir de la démocratie au Mali.
Dans une déclaration lue par le porte-parole des partis politiques, Oumar Ibrahim Touré, a rappelé que lors de leur rencontre le 13 avril dernier, les partis politiques ont respectueusement demandé au Premier ministre d’ouvrir sans délai un dialogue responsable sur la Charte des partis politiques. Ils ont sollicité une audience urgente et le report des concertations annoncées. Selon lui, les partis politiques réaffirment que leur seule volonté est de renforcer l’inclusivité, la cohésion nationale, la paix, la stabilité et la réussite de la Transition dans le cadre du respect de la loi et des principes républicains par tous. Et de poursuivre qu’il n’est pas indifférent de rappeler, que tant la Constitution de 1992 que celle adoptée en juillet 2023, garantissent la reconnaissance et la protection des partis politiques dans l’exercices de leurs missions. En effet, l’article 39 de la Constitution de 2023 stipule que « les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité du territoire national, de l’unité nationale et de la laïcité de l’État », a-t-il souligné. L’ancien ministre Oumar Ibrahim Touré a indiqué que quand la classe politique se mobilise, le pays va certainement avancer. Nous exprimons sans réserve notre soutien aux FAMa suite à l’acte de belligérance de l’Algérie ayant entraîné la destruction d’un drone. Nous appelons à la désescalade et encourageons le gouvernement dans sa saisine des instances internationales.
Pour Me Montaga Tall : « on ne tue les moustiques avec des armes, on ne défonce pas une porte déjà ouverte, les Assises nationales de la refondation (ANR) ont tranché tout ».
Aminata Sanogo
