Au Mali, des réflexions mûres doivent être effectués pour une reprise sûre des écoles. Si les élèves sont en congé forcé de deux semaines pour raison de pénurie de carburant, cette période tend vers sa fin sans un retour à la normale. D’où il nécessite des réflexions mûres et des propositions allant à la reprise des bus scolaires pouvant transporter des élèves, étudiants et enseignants venant de loin. Toute chose qui passe nécessairement par la collaboration des compagnies de transports, les promoteurs d’écoles et autorités en charge de l’enseignement à l’image des bus servant de transport urbain à l’heure actuelle.
Des bus destinés aux élèves, étudiants et enseignants en attendant le retour au libre approvisionnement en produits pétroliers, une proposition à l’endroit des autorités en charge de l’enseignement, des promoteurs d’écoles (privées ou publiques) et des compagnies de transport pour un retour au calme dans les classes. Pour y parvenir, il faut comprendre que chaque partie doit jouer sa partition. Pour le cas des promoteurs, il s’agit de recenser les élèves, étudiants et enseignants venant des endroits éloignés de l’école et confectionner des cartes pour eux. Ces cartes serviront d’accès aux bus dont l’itinéraire sera fixé par les autorités en charge de l’enseignement. Ces derniers auront pour tâche, de tenir compte et d’associer les écoles sur un même trajet tout en tenant compte du nombre de bus et des heures de passage. Mieux, pour parfaire, ces bus pourront être recensés pour être approvisionnés dans des stations d’essence indiquées à cet effet. Aussi, les élèves, étudiants et enseignants pourront s’acquitter des frais de bus scolaires fixés à leur trajet, comme ils feront s’agissant de leurs propres engins.
Telle une proposition dont la mise en œuvre peut prôner un retour des écoles sans perturber de l’année scolaire, faute de mûres réflexions, ces deux semaines de congés n’auront pas servi à grande chose.
Alimatou Djénépo
