Hier, mardi 30 septembre, la salle de conférence de l’office national de la santé de la reproduction (ONASR) a abrité des rencontres visant la vulgarisation les résultats de l’étude des solutions axées sur les jeunes et la technologie numérique pour rendre des écoles plus sûres et plus inclusives pour les jeunes enceintes, parents et particuliers. Une étude menée en avril dernier, dans 35 établissements publics et privés des académies des deux rives de Bamako et ayant touché 1680 élèves. Les questions ont porté sur les violences basées sur le genre en milieu scolaire et les conditions d’apprentissage.
Une étude financée par le centre de recherche pour le développement international, conduite par IPAS, Afrique francophone pour le volet mis en œuvre des résultats de recherche et le volet recherche piloté par le Pr Alain Toh de l’université Félix Houphouët Boigny et Pr Amadou Diarra, chef du département recherche et formation de l’ONASR.
Dans la présentation effectuée par le Pr Alain Toh, coordinateur du volet recherche de l’étude, on comprend que l’étude a été menée simultanément au Mali, en Côte d’Ivoire et en République démocratique de Congo. Elle est une manière d’appuyer les autorités scolaires dans la quête des voies et moyens pour contrer les violences en milieu scolaire, a-t-il déclaré. Car, pour lui, en dépit des efforts consentis, l’enquête sur les deux rives de Bamako révèle des violences sexuelles, cyber-sexualités, physiques, des moqueries, des intimidations auxquelles les filles sont un peu touchées. Dans les détails, il étale des propositions de solutions et des recommandations effectuées par les élèves interrogés. A ses dires, à la fin des concertations et la proposition d’amélioration du corps professoral, des acteurs scolaires, le document sera peaufiné et remis aux autorités pour exploitation. Mieux, selon lui, en fin d’élaboration, la mise en œuvre des résultats de cette étude sera effectuée par IPAS Afrique francophone.
En complément, le chef du département recherche et formation de l’ONASR, Pr Amadou Diarra s’est dit certain que la dissémination du document se suivra afin que des écoles soient encore plus sûres, plus souples pour les apprenants. Car, de son point de vue, cette étude a abordé et touché plusieurs aspects qui méritent partage et réflexion afin de garantir l’équité pour tous les apprenants.
Rappelons qu’au cours de la seule journée, deux rencontres ont eu lieu, dont l’une dans la matinée regroupant des enseignants et l’autre, dans l’après-midi réunissant des promoteurs d’écoles, des responsables des académies et bien d’autres participants.
Ces participants ayant permis la réalisation de l’étude en question ont émis des avis qui serviront à améliorer les résultats de l’étude qui leur a été exposée.
Alimatou Djénépo
