Actuellement, dans notre pays, tout est priorité à cause de la crise multidimensionnelle. Il est plus urgent d’intervenir dans tous les secteurs d’activités pour permettre aux populations de travailler et de vivre dignement. La crise énergétique a impacté négativement les entreprises gravant ainsi la crise économique, avec des conséquences directes sur les populations du nord au sud en passant par le centre.
En plus de la sécurité, l’essentiel pour le malien moyen, qui est d’ailleurs la majorité, mais silencieuse, c’est de manger à sa faim, se soigner. Mais malheureusement, tel n’est pas le cas. Le sac de 50 kg du riz local dépasse les 25000 FCFA. Les citoyens ont du mal à se rendre dans les centres de santé par peur de ne pas pouvoir couvrir les frais d’ordonnances. Selon les constats, les préoccupations de cette majorité silencieuse ne sont pas une priorité encore moins une priorité des priorités. Pourtant, c’est cette même majorité silencieuse qui travaille dans des conditions difficiles pour contribuer au développement du pays à travers le paiement des droits et taxes.
Par ailleurs, il faut souligner que seule la volonté politique peut faire avancer les choses. Pour preuve, certaines recommandations du dialogue inter maliens tenu du 6 au 10 mai 2024 sont passées comme une lettre à la poste. Aussi, parmi les conclusions des consultations nationales, certaines ont été appliquées en moins de 48 heures.
Cela fait plus de 4 ans que les personnes vivant avec un handicap au Mali ne dispose toujours pas des avantages du décret d’application de la Loi n°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap pour promouvoir et protéger les droits des personnes vivant avec un handicap au Mali.
Aussi, on attend la prise en compte de la recommandation numéro 38 de la deuxième thématique du dialogue inter-maliens instituant le respect rigoureux de l’application de la Loi n°2015-052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives tout en relisant son décret d’application.
En plus, depuis 2021, les professionnels des médias attendent leurs textes de réforme qui sont toujours dans le circuit. C’est comme pour dire qu’il y a la priorité des priorités !
Adja
