Notre pays a décidé de moderniser l’administration depuis 2021. Pour cela, un département ministériel a été désigné. On constate qu’il y a eu des avancées, mais jusqu’ici, les citoyens ont du mal à comprendre certains faits qui sont loin de cette modernisation.
De nos jours, le Mali est en pleine modernisation de son administration. Cela est remarquable dans certains services où les usagers ne paient plus l’argent liquide, ils paient par transfert d’argent via Orange-money, Moov-money ou Wave. Une avancée notable, car cette nouvelle donne permet à l’Etat de gagner plus d’argent comme au niveau de certains péages, commissariats de police, brigades de la gendarmerie, mairies, entre autres.
Cependant, malgré cette volonté politique de modernisation de l’administration, les postulants aux différents concours d’entrée à la fonction publique sont obligés de subir beaucoup de tracasseries pour réunir les dossiers. Par exemple, pour avoir le casier judiciaire et le certificat de nationalité, les jeunes font la queue dans les tribunaux de justice comme dans les années 2000. Même chose pour obtenir le simple certificat de résidence dans les commissariats de police ou les mairies. Pour la carte d’identité nationale, c’est la croix et la bannière. On n’en trouve presque pas au niveau des commissariats de police.
Ce que l’Etat devrait chercher à corriger, par exemple, lorsque quelqu’un postule plusieurs fois au concours d’entrée à la fonction publique, on pouvait lui permettre de remplir simplement la fiche de demande pour s’inscrire au concours. Mais depuis plus de 30 ans, c’est le même scénario.
Imaginez que le même postulant doit fournir un acte de naissance, la copie de la carte Nina (ou fiche individuelle) ou de la carte d’identité, le certificat de nationalité. Pour chaque concours, les postulants courent de gauche à droite pour rassembler les mêmes dossiers. Pour quel intérêt ?
En plus, quand vous allez payer la vignette ou l’impôt, la situation n’a pas changé. On paie comme d’habitude.
Par ailleurs, les régions ne sont pas au même rythme que Bamako dans cette dynamique de modernisation de l’administration. Car, bon nombre de fonctionnaires de régions ne savent pas réellement ce que ça veut dire.
Dado Camara
