Le samedi 31 janvier, la cour de l’hôpital dermatologique de Bamako, a abrité l’assemblée générale du collectif des associations des malades blanchis de la lèpre du Mali. L’ordre du jour comprenait l’un des soucis majeurs dudit collectif, celui du litige des 24 hectares du titre foncier TF 180 sis à Kalabambougou dont de nombreux membres disposent de documents de parcelles sans entrer en possession de leur dû. Un titre attribué en 2001 en conseil des ministres extraordinaire à l’Institut Marchoux, ex- CNAM pour des fins d’expansion de l’hôpital dont une partie devait profiter aux malades blanchis de la lèpre. Toutefois, de cette année à nos jours, le site reste occupé par des habitants installés illégalement.
En dépit des procès remportés par le collectif, l’attente de la mise à disposition demeure toujours , d’où des démarches actuelles auprès des plus hautes autorités du pays. C’est du moins ce que révèle le récapitulatif de ce litige foncier par le président du collectif, N’Golo Moussa Traoré.
C’est dans l’enceinte de l’hôpital dermatologique de Bamako que s’est tenue l’assemblée générale du collectif des malades blanchis de la lèpre du Mali. En sa qualité du président du collectif, N’Golo Moussa Traoré fait le point de l’un des motifs essentiels de la rencontre du jour. Celui du litige foncier du titre foncier TF 180 sis à Kalabambougou. Afin d’y voir plus clair il explique : « Les 24 hectares du titre foncier TF 180 sis à Kalabambougou ont été attribués en 2001 en conseil de ministres extraordinaire par le président Alpha Oumar Konaré à l’Institut Marchoux, ex- CNAM, pour des besoins d’expansion et dont une partie devait profiter aux malades blanchis de la lèpre. A cet effet, nous avons constitué une commission qui a fait une liste qui a été remise à la mairie. Ainsi, des titres de propriété ont été légalement établis au profit des centaines de malades. Mais, de cette époque à nos jours, nous avons été empêchés par Moussa Mara en tant que maire et premier ministre. Ensuite, par Mohamed Ali Bathily, quand il était ministre de la justice et Monsieur Imirane Abdoulaye Touré, alors secrétaire général des domaines et actuel ministre des domaines, d’entrer en possession de nos parcelles. Le but de cet empêchement est la volonté affichée par ce dernier de vouloir attribuer le site à des associations circonstancielles pour faciliter l’usurpation des terres. D’où la tenue de cette assemblée générale pour informer l’opinion nationale et internationale sur ce dossier, objet de plusieurs procès », a-t-il laissé entendre. Et de rappeler plusieurs procès remportés dans cette affaire dont l’un contre le domaine.
Ainsi, à l’issue de cette assemblée générale, N’Golo Moussa Traoré avoue la volonté des membres d’entamer toutes les démarches nécessaires pour entrer en possession de ces parcelles. Il en va de la demande d’audience auprès des plus hautes autorités, notamment avec le président de la transition, le premier ministre et le gouverneur. Pour finir, notre interlocuteur a rappelé qu’à l’époque de l’attribution du site, celui-ci était vierge à l’exception de quelques 33 exploitants de champs, tous indemnisés.
Alimatou Djénépo
