Le président Nigérien, Général Abdourahamane Tiani a effectué une visite en Algérie, en début de semaine. Ce déplacement a été différemment interprété, car, la coopération entre l’Algérie et les pays de l’AES n’était pas au beau fixe. Les trois Etats de l’AES et les autorités algériennes se regardaient en chiens de faïence eu égard à la méfiance qui règne depuis les brouilles entre le Bamako et Alger.
En effet, si les deux présidents ont pleinement évoqué leur volonté de redynamiser et intensifier leur coopération dans les domaines sécuritaire, économique, universitaire, militaire, entre autres, il faut reconnaître que l’axe Bamako-Alger était aussi l’un des objectifs clés de cette visite. Car, au sein de l’espace AES, les actions sont communes. Quand un pays s’attaque à un Etat de l’AES, il s’attaque aux autres. C’est dire que le président nigérien vient de normaliser les relations diplomatiques entre l’Algérie et les trois pays de l’AES.
Selon le président Nigérien, le Général Abdourahamane Tiani : « Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain, surtout lorsqu’il s’agit de cette même puissance qui a, durant plus d’un siècle, infligé d’indicibles souffrances au vaillant peuple algérien. »
Le président algérien Tebboune a affirmé, lundi à Alger, que la visite du président du Niger, le général Tiani, en Algérie, « a renforcé les liens de fraternité et d’amitié entre les deux pays. Par cette visite, nous mettons fin à une période inhabituelle marquée par une certaine froideur entre les deux pays ». Il ajoutera aussi que les deux pays se sont entendus sur tout ce qui concerne leur coopération sécuritaire et énergétique ainsi que leur coopération dans les domaines de la formation professionnelle, de la formation militaire et de la formation universitaire. Il a promis que « la relation qui unit les deux pays frères et voisins sera un exemple en Afrique’’. Il a informé qu’il a été convenu de lancer la réalisation du gazoduc transsaharien à travers le territoire nigérien après le ramadan, précisant que la société publique algérienne Sonatrach entamera l’installation du pipeline traversant le Niger. Ce gazoduc acheminera du gaz du Nigeria vers l’Europe, en passant par le Niger et l’Algérie.
En matière de lutte contre le terrorisme, Tebboune a souligné que les deux pays sont dans le même camp et que l’Algérie mettra son expertise et ses capacités au service du renforcement de la coopération dans ce dossier sensible.
Pour sa part, Tiani a assuré que sa présence en Algérie « confirme la volonté de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre nos peuples, nos deux gouvernements et nos deux pays ». Il a salué « la position algérienne respectueuse de la souveraineté du Niger ». Avant d’ajouter :« Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain, surtout lorsqu’il s’agit de cette même puissance qui a, durant plus d’un siècle, infligé d’indicibles souffrances au vaillant peuple algérien. »
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les groupes terroristes sont en train de prendre un coup fatal, car s’ils sont lâchés par l’Algérie, ils ne pourront pas tenir face à la force de frappe des pays de l’AES qui leur infligent déjà de lourdes pertes au GAT. C’est qu’on s’achemine vers l’affaiblissement, voire l’éradication du terrorisme.
Le correspondant
