Le gel désinfectant, un produit censé protéger contre les microbes, peut devenir nocif, dans certaines conditions. C’est ce qui inquiète aujourd’hui concernant le gel désinfectant. Car, ce produit, à l’origine conçu pour désinfecter les mains contre les virus, est aujourd’hui détourné de son usage initial pour faciliter l’allumage du feu dans la cuisine.
Initialement promu comme une arme efficace contre les microbes et les virus, le gel hydro-alcoolique a connu une prolifération massive dans les marchés et les commerces, en particulier depuis les épidémies d’Ebola, de COVID-19 et autres maladies infectieuses. Facile à utiliser, accessible et efficace, il s’est imposé comme un allié incontournable pour limiter la transmission des virus et des bactéries, surtout en l’absence d’eau et de savon.
Cependant, en cette saison d’hivernage où le bois de chauffe et le charbon de bois sont souvent humides, de nombreuses femmes se tournent vers une autre utilisation du gel : comme accélérateur d’allumage. Le produit est ainsi vendu à petit prix, 50 F CFA le petit flacon, dans les quartiers, parfois par des vendeurs cherchant simplement à écouler d’importants stocks. Mais cette pratique n’est pas sans danger. Le gel hydro-alcoolique contient une forte concentration d’alcool, le rendant hautement inflammable. Son utilisation pour allumer le feu expose à des risques d’incendie ou de brûlures graves, en particulier dans des environnements précaires ou peu sécurisés.
Ce détournement d’usage, bien que pratique pour le moment, pose un réel problème de sécurité publique. Il rappelle l’importance de sensibiliser sur l’utilisation adéquate des produits désinfectants qui, mal employés, peuvent entraîner des conséquences graves pour les individus et leurs familles.
Adja
