Dans le souci de pallier les défis majeurs de la santé maternelle au Mali, l’office national de la santé de la reproduction (ONASR), en partenariat avec SOMAGO et AMAPED organise, du 16 au 17 septembre, ses premières journées scientifiques. Des moments uniques permettant le partage de connaissances, la présentation des résultats de recherche, d’innovation entre chercheurs, étudiants, prestataires, professionnels de la santé et des sciences sociales et les médias. Ces rencontres sont placées sous la présidence du ministre de la santé et du développement social, Colonel Assa Badiallo Touré qui avait à ses côtés ses collègues chargés du transport et des infrastructures ainsi que de l’entrepreneuriat à la cérémonie d’ouverture.
Au centre international de conférences de Bamako, la devanture de la salle des banquets était ornée d’articles pour le bien-être de la femme, de l’enfant et de toute la famille. A l’intérieur, des chercheurs, étudiants, prestataires, professionnels de la santé et des sciences sociales ainsi que des membres de l’ONASR se penchent sur des questions liées à la santé de la reproduction.
Le ton des interventions a été donné par le président de l’association malienne de la gynéco-obstétrique, Pr Ibrahim Tékété qui s’est dit comblé de la présence des trois ministres. Il a apprécié la mise en commun des efforts des structures étatiques dans la quête des voies et moyens pour le bien-être de la femme, de l’enfant et de la famille. Et de se réjouir de l’engouement porté à ces événements qui sont une première pour le Mali. A cet effet, il a dévoilé que dans les jours suivants, la présence des hauts responsables internationaux, sous régionaux de la gynécologie en vue des partages de connaissances. Il a conclu en rappelant que la pédiatrie est le complément direct de la gynécologie.
Prenant parole au nom des partenaires techniques et financiers, Monsieur Lemine a apprécié l’initiative de l’ONASR et le choix du thème qui lui semble crucial. Pour lui, le Mali est un modèle en matière de la santé communautaire, notamment grâce au système décentralisé. Cependant, il a mis l’accent sur quelques défis à relever à l’approche de l’horizon 2030.
A son tour, le ministre de la santé et du développement social, Colonel Assa Badiallo Touré a rappelé les bienfaits de ces journées scientifiques qui seront mises à profit pour la continuité des efforts engendrés grâce aux efforts de l’ONASR.
Rappelons que, selon le rapport 2024 sur les ODD, de nombreux pays sont en retard avec des taux de mortalité infantile et néonatale particulièrement élevés. Des taux élevés qui constituent une préoccupation majeure autant pour les autorités que pour les associations professionnelles, particulièrement les gynécologues-obstétriciens, les sages-femmes et les pédiatres. D’où des thèmes portant sur les infections materno-fœtales ; pathologie endocriniennes et grossesse ; la pré éclampsie, entre autres.
Alimatou Djénépo
