Le projet Siguida Hèrèma de Search For Cammon Ground ambitionne de garantir un espace civique inclusif et participatif au Mali à travers la liberté de la presse. Pour mieux atteindre cet idéal et mieux faire face aux défis à relever, Search For Cammon Ground, l’URTEL et réseau Siguida Hèrèma ont organisé un l’atelier consultatif pour l’élaboration d’un répertoire de textes régissant la presse et d’un message de plaidoyer portant sur les textes régissant la presse, les mercredi 14 et jeudi 15 mai 2025, à la Maison de la Presse.
Ainsi, durant deux jours, les initiateurs ont rassemblé et annoté les textes de loi qui régissent la presse au Mali, pour permettre aux hommes de média d’échanger et valider les textes recensés pour constituer un document de référence, débattre des lacunes et des opportunités d’amélioration du cadre légal en matière de presse. Mais aussi, de proposer des recommandations et définir une stratégie de plaidoyer.
Dans son mot de bienvenue, le représentant de la Maison de la presse s’est réjoui de l’initiative qui vient en appoint à celles déjà menées ou en cours par la Maison de la presse.
L’initiatrice de l’atelier, Aminata Agaly Yattara, dans son intervention a rappelé que la presse joue un rôle essentiel dans toute société démocratique. Selon elle, pour que cette mission puisse être menée dans le respect des règles de l’éthique, de la déontologie et de l’intérêt général, il faut que les acteurs de la presse disposent d’un cadre juridique clair, accessible et adapté à l’évolution du secteur. D’où l’organisation de cet atelier grâce au soutien de Search, mais, surtout avec l’engagement altruiste de sommités de la presse à l’instar des doyens Mahamane Hamèye CISSE, Sadou Abdoulaye YATTARA et Alexis Kalambry.
Pour le directeur pays de Search For Cammon Ground, depuis plus d’une décennie, le Mali traverse une conjoncture marquée par des défis multiples : politiques, sécuritaires, sociaux et économiques. Dans cet environnement en constante mutation, les médias ont su maintenir un rôle central : celui d’amplifier les voix des citoyens, de favoriser des débats ouverts et d’accompagner les dynamiques de transformation pacifique. Ils constituent l’un des piliers de cet espace public de dialogue, où se croisent diverses opinions, interrogations citoyennes et aspirations collectives. Selon lui, leur ambition, à travers cet atelier, est de contribuer à un cadre plus lisible, plus cohérent et plus protecteur pour les professionnels des médias. Avant de rappeler qu’aujourd’hui, les textes qui encadrent le secteur de la presse au Mali sont éparpillés, parfois obsolètes et leur application laisse la place à l’interprétation. Cette situation crée des incertitudes juridiques et peut exposer les journalistes à des risques évitables, a-t-il précisé.
Pour le représentant de l’ambassade de la Belgique au Mali, ce projet témoigne de la volonté collective de promouvoir une société plus apaisée, plus inclusive et plus résiliente. Et de rappeler que la Belgique s’engage à accompagner celles et ceux qui œuvrent pour un avenir fondé sur le respect des droits humains, la justice sociale et la paix durable. Selon lui, c’est dans cet esprit que la Belgique soutient les initiatives comme celle-ci, qui placent l’humain, l’écoute et la coopération au cœur de leur action.
Dans son discours d’ouverture, le représentant du gouverneur du district de Bamako a salué l’initiative avant de rappeler le rôle de la presse qui est essentiel pour informer, éduquer et éclairer le débat public.
Dado Camara
