En sa qualité de gynécologue obstétricien au CHU du Point G, le Pr Ibrahim Tégueté est une personnalité connue pour son dévouement dans la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Surnommé l’ami des femmes à travers son rapprochement en appui conseils à cette couche vulnérable, en ce mois d’octobre Rose, l’homme a été sollicité par des dames de la CAFO pour être conférencier sur le thème : « L’importance du dépistage précoce dans la prise en charge des cancers du sein et du col de l’utérus et de leur co-infection avec le VIH: Rôle de l’État, des associations/ONG, des partenaires et des acteurs de santé », d’où des enseignements intarissables. C’était le mardi 21 octobre, dans la salle de conférence de la CAFO.
Dans le cadre des activités d’octobre Rose, les femmes de la coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO) ont tenu une conférence debat animé par le Pr Ibrahim Tégueté, gynécologue obstétricien. Il a débuté par dévoiler que le cancer du sein est le premier cancer des femmes au Mali. Pour lui, le premier mot d’ordre pour y faire face est la prévention à travers le dépistage, la détection précoce. « Ce qui fait que nous mettons l’accent sur l’auto-palpitation des seins, la mammographie qui peut voir la maladie à son début pour faire une prise en charge rapide. Car, ce qui complique la prise en charge de ce cancer, c’est que des patients nous viennent à un stade avancé de la maladie », dit-il. Et de poursuivre sur le second cancer, celui du col de l’utérus : « Ce cancer est accessible à la prévention à travers la vaccination notamment chez les petites filles de 9 à 14 ans et la vaccination de rattrapage pour les 15 à 25 ans, qui sont disponibles au Mali et le gouvernement a consenti d’énormes efforts pour nous permettre d’en bénéficier », a-t-il dévoilé pour en venir aux rôles majeurs des associations, ONG féminines dans la promotion des vaccins, à l’adhésion au dépistage précoce des deux cancers. Toute chose qui, associé aux efforts des autorités, des acteurs sanitaires, peut concrétiser la vision de l’OMS quant à l’élimination du cancer du col de l’utérus à travers la vaccination de 90% des femmes et filles de 9 à 14 ans. Aussi, celle de voir 90 % de femmes atteintes de cancer ou des lésions précancéreuses soient traitées dans de meilleures conditions ou encore que 90 % de femmes en âge d’être dépistées soient dépistées effectivement.
Alimatou Djénépo
