Au mémorial Modibo Keita, ils étaient nombreux jeunes, adolescents, femmes et personnes en situation de handicap, à prendre part au débat sur le thème : « Désinformation : principale barrière à l’adoption des méthodes modernes en planification familiale », initié par la plateforme d’informations, Benbere et ses partenaires. Une initiative appréciée à juste titre par des participants majoritairement des personnes en situation de handicap qui font face aux rumeurs de tout genre. D’où, le libre choix donné à celles-ci de relater l’ensemble des rumeurs auxquelles elles font face. A l’écoute des experts que sont Sané N’Diaye, coordinatrice nationale de la communication de la santé de la reproduction à ONASR et le président du comité exécutif national AMPPF, Édouard Keita. Le but était de prêter une oreille attentive aux fausses informations que sont les rumeurs qui entravent la population d’accéder à ces moyens de protection.
Au nombre des rumeurs, les intervenantes ont étalé les plus courantes que sont entre autres : la disparition de l’implant dans le corps, le problème d’infertilité, du cancer, le déplacement de la durée des règles, le mauvais traitement qu’elles revoient de certains personnels soignés et des moqueries en leur encontre en cas de besoin des intrants PF…
Le président du comité exécutif national de l’AMPPF (une structure qui offre un packet de services en matière de la santé de la reproduction et du planning familial), Edouard se fait la joie d’apporter des éclaircissements à ces inquiétudes. A cet effet, il dira : « L’administration de type de médicaments s’accompagne de rumeurs » les ont dit ». Pour le cas des intrants PF, il faut comprendre que l’ensemble des méthodes mises au marché est attesté par l’OMS. Ces produits sont faits pour espacer les naissances et non pour y mettre un frein. C’est vrai que telle méthode peut ne pas aller avec toi, mais ton amie peut en profiter. C’est dire que les gens n’ont pas le même organisme. Il suffit simplement de se laisser orienter par les médecins qui vous posent des questions pour mieux comprendre quelle méthode vous conseiller », a t-il déclaré. Abordant dans le même sens, Sané N’Diaye, coordinatrice nationale de la communication de la santé de la reproduction à ONASR dévoile : « Les méthodes PF contre tout autre médicament peuvent avoir des effets secondaires. Ces effets secondaires, ces cas d’exception, ne doivent pas motiver les rumeurs. Il suffit de retourner auprès des spécialistes ayant guidé vos pas pour qu’ils solutionnent ». Et d’attirer l’attention sur les bienfaits de ces méthodes qui sauvent des vies, allègent des familles des méfaits des grossesses non désirées et la possibilité pour elles de lutter contre la pauvreté à travers l’espacement des naissances. Mais, elle attire l’attention des participants à se méfier des méthodes proposées dans la rue, dans le commerce des médicaments par terre, car autant aller vers des spécialistes, a-t-elle conseillé.
A ces détails, la facilitatrice demandera aux experts, les meilleurs moyens pour faire face aux rumeurs. Tour à tour, ils dévoilent l’existence des plateformes d’informations fiables en matière de la santé de la reproduction, des structures adaptées, des applications pour détecter les jours de danger, des lignes vertes et des cliniques mobiles. Pour ce qui est du cas des personnes en situation de handicap, nos experts comprennent leur inquiétude liée à l’inadaptation de l’accès aux structures, l’attitude de certains prestataires, de la population, mais, les incitent aller vers les services PF, eu égard aux efforts en cours (organisation des campagnes nationales PF…). A ce passage, ils reviennent sur la nécessité de formation des personnels soignants afin qu’ils s’adaptent aux spécificités de tout un chacun. Ils ont lancé un appel aux organisations faîtières à plus de plaidoiries en faveur de la planification familiale.
Alimatou Djénépo
