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Dans les marchés, on constate une flambée des prix de la viande qui varie entre 4000 F à 5000 F le kg. Même constat pour le poisson de mer frais qui était le plus désiré dans les différents marchés à cause de son prix abordable. Ce qui étaient vendu à 1000 F CFA sont maintenant cédés à 1500 F CFA. Les prix du poisson séché ou fumé devient aussi une préoccupation majeure. Ces produits, autrefois incontournables dans l’alimentation quotidienne, sont aujourd’hui de plus en plus difficiles à intégrer dans les repas, en particulier pour les familles nombreuses.
Le poisson frais, apprécié pour sa qualité et son apport nutritionnel, devient presque inaccessible pour de nombreux ménages en raison de son coût élevé. Quant au poisson séché et fumé, longtemps considéré comme une alternative plus abordable, il n’échappe plus à cette tendance de hausse. Son prix a également augmenté, réduisant les options pour les femmes qui cherchent à maintenir le goût et la valeur nutritive de leurs sauces.
La viande suit cette dynamique. Jadis présente dans la majorité des plats familiaux, elle est désormais utilisée en petite portion, voire totalement absente dans certaines préparations. Dans les concessions où plusieurs personnes partagent le même repas, chacun espère encore trouver un morceau, mais cette attente est souvent déçue.
Cette situation a un impact direct sur la qualité des repas. Les sauces, traditionnellement riches et savoureuses grâce à ces ingrédients, deviennent de plus en plus légères. Les femmes, principales responsables de la préparation des repas, doivent faire preuve d’ingéniosité pour compenser l’absence de viande ou de poisson, tout en répondant aux attentes de la famille.
La hausse des prix de ces produits essentiels illustre les difficultés économiques croissantes auxquelles sont confrontés les ménages et il devient urgent de trouver des solutions pour préserver l’accès à une alimentation équilibrée.
Adja
