Pour trouver une solution à la difficulté d’approvisionnement du pays en carburant, le gouvernement, à travers le ministère de l’industrie et du commerce, a mis en œuvre des politiques et programmes. C‘est dans ce cadre qu’un protocole d’accord a été signé, le vendredi 21 novembre 2025, pour faciliter la procédure de dédouanement. C’est-à-dire, selon le protocole, toutes les citernes qui rentrent au bureau des pétroles doit sortir en 24 heures. Donc, le délai d’attente des citernes au niveau du bureau des pétroles est de 24 heures contrairement à la réglementation du bureau des pétroles qui était de 72 heures. L’objectif étant d’assurer la vitesse de rotation des citernes et le fonctionnement normal des stations-service.
Deux jours après cette signature, le ministre de l’industrie et du commerce, M. Moussa Alassane Diallo s’est rendu au bureau des pétroles, le lundi 24 novembre 2025 pour constater le respect dudit protocole. C’était en présence du directeur général des Douanes, du chef du bureau des pétroles et de ses agents.
Le ministre s’est dit satisfait de la visite et souligne que l’impact de la mesure se fait déjà sentir. Selon lui, depuis la signature dudit protocole, il y a eu 114 citernes qui sont rentrées et 110 sont sorties en moins de 24 heures. Donc, aux dires du ministre Diallo, le protocole d’accord est opérationnel.
Pour lui, il y a des indicateurs qui sont très prometteurs. En plus des 114 citernes, il y a l’arrivée de 200 citernes sur un stock global de 900 citernes qui sont au niveaux des frontières. A l’en croire, avec une meilleure coordination de l’approvisionnement des différentes stations couplée à une lutte acharnée contre la fraude, la rétention et le détournement, la crise connaitra son épilogue très bientôt.
Par ailleurs, le ministre de l’industrie et du commerce a remercié la direction générale des Douanes qui travaille 24/24 heures, pour son engagement.
Quant au directeur général des Douanes, inspecteur général Amadou Konaté, il a rassuré le ministre pour l’entière disponibilité de son service à s’investir aux côtés des autres acteurs pour venir à bout de cette crise. Selon lui, le mois d’octobre novembre a été très dur pour notre pays et pour les opérateurs économiques. A l’en croire, en l’espace de deux mois, le pays a perdu plus 300 citernes c’est très grave. Il a exprimé sa désolation en ces termes : « Je compatis à la douleur des opérateurs économiques qui ont perdu leurs moyens économiques ». Il a salué l’accompagnement, l’implication coordonnée de l’ensemble des directeurs des services centraux, l’engagement des forces armées, le patriotisme et le partenariat des opérateurs économiques, avant de dire qu’il y a eu un léger mieux en ce mois de novembre. Pour lui, les Douanes comme les autres services de l’Etat, dans un mouvement d’ensemble et coordonné, ont su apporter sous la conduite du gouvernement, des réponses appropriées à la crise. Et d’assurer que « cette crise sera bientôt derrière nous ». Il a ensuite précisé que le volume existant dépasse la consommation nationale.
Il a par ailleurs souligné que les services des Douanes attendent un niveau de recettes record, avec l’ouverture des bureaux 24/24 heures, aussi les 42,2 millions de litres bloqués suite au terrorisme exercé sur le corridor au mois d’octobre ont été liquidés en novembre. Selon lui, en novembre, on a enregistré 10 convois contre 8 en octobre, contre 2 en septembre, ce qui donne un volume global de plus de 117 millions de litres contre une moyenne, en temps normal, 80 à 82 millions de litres. Il a salué les opérateurs économiques qui savent qu’il y a des dispositions des codes des Douanes qui leur permettent de mettre les produits en entrepôt et d’attendre le bon moment pour le sortir, mais ils ont accepté de mettre de côté cet avantage ce qui constitue un gain en matière des recettes.
Dado Camara
