À l’approche de l’Aïd El-Kebir, plus connu sous le nom de Tabaski, de nombreuses familles font face à une situation économique difficile. La pauvreté gagne du terrain dans plusieurs foyers, sans compter la hausse des prix des produits de première nécessité. Pourtant, malgré ces difficultés, tous les regards restent tournés vers le mouton, devenu la principale préoccupation de nombreux chefs de famille.
Pour beaucoup, acheter un bélier est à la fois une obligation religieuse et une manière de faire plaisir aux enfants pendant cette fête musulmane. Mais, la flambée des prix complique davantage la tâche. Aujourd’hui, il faut prévoir au moins 100 000 FCFA, voire plus, pour acquérir un mouton répondant aux critères exigés par la tradition musulmane.
Cette réalité décourage de nombreux salariés et encore plus, les ouvriers ainsi que les personnes vivant de revenus journaliers. Chaque année, à l’approche de la Tabaski, diverses solutions émergent pour tenter de se procurer un mouton. Certains participent à des jeux de tombola, d’autres contractent des prêts ou se tournent vers des systèmes de cotisation afin d’obtenir un bélier.
Face à cette situation, une question revient souvent : ces pratiques sont-elles autorisées par l’islam ou non ?
La réponse à cette question doit faire l’objet d’une émission sur presque tous les canaux de diffusion de l’information ces derniers temps, surtout avant la fête, en priorité sur la chaîne nationale, afin d’édifier le maximum de personnes et d’éviter qu’elles ne tombent dans une erreur qui nécessiterait ensuite des explications.
Adja
