La salle de conférence de l’hôtel Mandé abrite un atelier de 4 jours qui a débuté ce lundi 26 mai. Il a été organisé par l’ONASR et son partenaire Marie STOPES avec la participation de l’union des radiodiffusions et télévisions libres du Mali (URTEL) avec pour objectif, de renforcer les capacités des journalistes sur la santé de la reproduction, la planification familiale et le plaidoyer médiatique.
Aux dires du coordinateur plaidoyer et communication de Marie STOPES Mali, M. Amidou Doumbia, la santé de la reproduction en république du Mali est un enjeu. Et d’ajouter : « Nous faisons face à des difficultés. Qui parle de Marie Stopes, parle de la santé de la reproduction, de la planification familiale. Alors pour faire face à ces défis que nous côtoyons tous les jours, nous avons initié, en partenariat avec l’ONASR, des formations de renforcement des capacités à l’endroit des hommes et femmes de médias. Cela, pour vous outiller à mieux communiquer autour de la santé de la reproduction et de la planification familiale et aussi vous donner le fondement du plaidoyer médiatique. »
Mahamoud Bocoum, président de l’URTL : « Notre pays fait face à plusieurs défis parmi lesquels celui relatif à la santé des femmes. Et les médias ont un rôle important à jouer pour relever ce défi, en ce sens que nos plumes, nos camera, nos micros peuvent contribuer à gérer cette situation de façon responsable. Et pour cela, il faut que les compétences soient renforcées à la matière. »
Mme Sané N’Diaye, coordinatrice nationale de la communication de l’ONASR : « Depuis 2023, nous avons initié des projets comme former 300 journalistes au Mali et nous sommes maintenant à plus de 150 journalistes à ce jour. Cela, grâce à l’accompagnement de nos partenaires. Nous voulons répondre aux besoins de la population, nous voulons dissiper les rumeurs autour de ces sujets sensibles et considérer comme tabou au niveau de notre société. C’est pourquoi nous jugeons nécessaire, non seulement, de vous former, mais aussi, de vous accompagner ». Elle a souligné qu’au-delà de cette formation, un système de suivi et d’encadrement sera mis en place pour pouvoir améliorer le travail de tous les jours des journalistes par rapport à la santé de la reproduction et de la planification familiale.
Soulignons que l’atelier de formation qui vient de commencer est destiné à former 30 journalistes, tous médias confondus. Durant ces quatre jours, les participants et la formatrice échangeront sur la communication en santé de la reproduction ainsi que d’autres thématiques sensibles et difficiles à aborder. Ils aborderont aussi des sujets sur le plaidoyer médiatique, des genres journalistiques, l’angle de traitement, des chiffres clés sur la santé de la reproduction au Mali, sans oublier les obstacles majeurs à l’accès aux services de planification familiale, en passant par les responsabilités de la religion et des cultures.
Aminata Sanogo
