Les dimanches à Bamako sont mis à profit par de nombreux citoyens pour la célébration des cérémonies de mariage, le cortège ou pour effectuer des visites de familles. Quoi, de plus normal. Seulement, tel n’est pas visiblement le cas de ce dimanche 12 octobre où la circulation était presque déserte par endroit. Ainsi, comme par respect à la décision de limitation des autorités communales du nombre de véhicules de cortège, tous semblent jouer sur la prudence. Une prudence liée à la préservation ou la conservation du carburant. C’est du moins, le constat faisant sentir une réduction drastique du nombre de véhicules et engins à deux roues accompagnant les mariés.
Ce dimanche 12 octobre, jour de mariage de Moussa en commune VI du district de Bamako. Un jour tant attendu nous rappelle le jeune marié. « J’avais tout planifié dans ma tête. Après l’étape de la mairie, de nombreuses familles à rendre visite sans oublier le tour des moments pour les photos », dit-il. Mais, à la veille du jour « J », poursuit-il : « Moi, et mes amis, les parents proches ont dû revoir le programme. Cela, en voyant la population confrontée à la quête du carburant. Nous avons jugé nécessaire de réduire le nombre de véhicules tout en laissant le choix à ceux qui peuvent nous suivre de gré. Certains se sont regroupés, d’autres ont voulu attendre à la maison.». Toutefois, se réjouit il que la cérémonie se soit finalement déroulé en toute modestie sans qu’il ait imaginé ainsi.
Loin de ce dernier, sur la route de l’aéroport, Mariam, une jeune mariée est accompagnée par son mari, quelques amies pour la séance photo. Sur ce site souvent bondé de monde, elle et une autre mariée sont les stars du jour. Mariam de même que cette derrière ne traînent pas de monde. A leur demander, toutes sont certaines que ni été le manque de carburant du jour, il y aurait suffisamment de monde, mais, hélas, se désolent-elles tout en espérant sur la surmontée de cette épreuve pour les maliens.
Alimatou Djénépo
