La situation socio-économique et sécuritaire du Mali va de mal en pis. Du coup d’État de 2020 en passant par le coup de force de 2021 (rectification), le Mali a d’énormes difficultés pour faire face à la crise sécuritaire couplée à la crise économique. En ce moment, une autre question préoccupe le peuple et les dirigeants maliens, c’est la pénurie ou la difficulté d’approvisionnement du pays en carburant. Et cette situation impacte tous les secteurs d’activités.
Au lieu de trouver des solutions aux problèmes posés, certains essayent de trouver leur compte, malheureusement en complicité des dirigeants dont l’objectif est de divertir les populations. Pour ce faire, ils manipulent l’information. Pire, ils développent des discours de haine en mettant les maliens dos à dos.
L’amalgame !
Malheur à celui qui ose critiquer le système ou la stratégie mise en place par les dirigeants face à un problème. Il faut reconnaître que le fait de critiquer un système ne veut pas forcément dire qu’on est contre son propre pays.
Pour mieux défendre, ils ont conçu des concepts de « Fasoden-gnuman » et «Fasoden-djugu». C’est-à-dire, classer les citoyens selon leurs idées et leurs perceptions. En plus, ces soi-disant soutiens de la transition n’ont pas le courage, ni le temps d’analyser les critiques, encore moins les propositions. Pour eux, tout est bon. Malheureusement, au moment où les maliens lambda criaient au scandale, parce que tout est devenu difficile, des individus qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts trouvent des explications à toutes les décisions du gouvernement sans pourtant analyser les conséquences à court, moyen et long terme sur les populations.
En tout cas, dans notre pays, le Mali, l’économie est au ralenti. Tous les secteurs d’activités font face à la crise économique aggravée par la crise énergétique couplée à la difficulté d’approvisionnement du pays en carburants. En clair, il n’est pas catholique de maquiller la réalité. Il est vital d’utiliser le temps consacré à convaincre les populations que « ça ira » à une prise de conscience et à la sensibilisation sur comment faire face à cette situation.
De nos jours, notre pays fait face à de nouveaux défis qui inquiètent les observateurs les plus avertis. Car, en plus de la perturbation des secteurs d’activités économiques, l’école est aussi menacée. De ce fait, jusqu’à preuve du contraire, les élèves et étudiants ainsi que les enseignants ont du mal à se rendre régulièrement à leurs établissements scolaires respectifs.
Dado Camara
