Dans une petite station d’essence de la commune VI du district de Bamako, bien avant la crise actuelle de carburant, AS, un jeune pompiste mettait à fond son boomer et dansait seul, dans l’espoir de capter l’attention des usagers. Ainsi, à compte-goutte, lui et ses camarades finissaient des jours presque timides en matière de marché. Seulement, en ce début de pénurie de carburant, la station d’essence du jeune restait l’unique réserve de tout son quartier. Toute chose qui va faire oublier le jeune ses pas de danses : « A S par-ci et par-là ». Ne pouvant pas servir convenablement, par moment, le jeune homme débordé arrêtait tout en demandait d’ordonner le rang. Après une journée passée dans cette tension, le son réservoir de carburant a été également vidé.
Loin d’être aussi ravi de cette situation, A S se dit plutôt inquiète. Comme alternative, le jeune s’assoit près de ses pompes en attendant le retour à la normale. Hélas, des jours passèrent, voire des semaines maintenant, le jeune homme, vêtu d’une autre tenue, relate tout son désarroi tout en formulant des vœux à l’endroit des autorités, des opérateurs économiques et usagers, dont la synergie d’actions pourrait remédier à cette crise.
Alimatou Djénépo
