La prolifération des fausses informations et des images macabres sur les réseaux sociaux constitue aujourd’hui une véritable menace pour la stabilité et la quiétude au Mali. De plus en plus, Facebook, TikTok, Instagram, WhatsApp et d’autres plateformes numériques sont devenus des espaces où circulent, sans filtre, des contenus anxiogènes qui sèment la panique au sein des populations.
La semaine dernière, des informations non vérifiées relatives à des attaques visant des véhicules de transports routiers et des citernes d’hydrocarbures ont envahi les réseaux. Des vidéos anciennes, sorties de leur contexte, ont été massivement relayées, plongeant les maliens dans un climat de peur et d’incertitude. Même les plus hautes autorités ont dû réagir face à cette situation qui compromettait la sécurité des personnes et de leurs biens.
Face à ce constat, une question s’impose, le ministère de la Communication et de l’Information ne devrait-il pas envisager des mesures pour limiter la diffusion de ces contenus alarmistes et trompeurs ? Dans plusieurs pays, les autorités ont su instaurer un contrôle strict, empêchant la propagation de vidéos et images jugées contraires à la stabilité sociale et à la sécurité nationale.
Au Mali, en revanche, chacun peut créer sa web TV ou gérer une page sur les réseaux, souvent sans aucune régulation ni responsabilité. Et avec comme résultat, la multiplication des rumeurs, des images choquantes et des discours qui, parfois, servent directement les intérêts des terroristes et des criminels.
Laisser faire équivaut à laisser s’installer un chaos médiatique, où les populations, déjà fragilisées par le contexte sécuritaire, perdent confiance dans les autorités et se tournent vers des sources peu fiables.
La régulation des contenus numériques apparaît donc comme une nécessité urgente. Elle ne devrait pas être perçue comme une censure abusive, mais comme une mesure de protection des citoyens et de préservation de la stabilité du pays.
Adja
