Avec la pénurie de carburant, beaucoup de personnes réservent une petite quantité d’essence, au cas ou. Résultat : on constate de plus en plus de petits bidons en plastique, souvent d’un litre, voire un litre et demi, ayant servi à conserver ou transporter du carburant par les revendeurs ou les motocyclistes. Mais une fois vidés, beaucoup de ces bidons finissent dans la nature.
Un déchet dangereux !
Selon une source de la protection civile, ces bidons ne sont pas conçus pour transporter du carburant. Il existe des récipients adaptés à cet usage. Utiliser ces petits flacons représente un danger non seulement pour les utilisateurs, mais aussi pour toute la société. Ces bidons, même vides, restent très inflammables. Cela signifie qu’ils peuvent facilement prendre feu, surtout lorsqu’il fait chaud, ce qui est fréquent au Mali.
Il suffit d’une étincelle pour provoquer un incendie. Et dans notre société, les fumeurs sont nombreux et fument un peu partout, sans précaution. D’après notre interlocuteur, même un mégot encore chaud peut suffire à enflammer un bidon contenant des résidus d’essence. Même si le bidon est fermé, même s’il est isolé dans un endroit « sûr », la vapeur d’essence qu’il dégage peut, à elle seule, causer un départ de feu.
Un danger pour l’environnement
En plus du risque d’incendie, ces bidons en plastique polluent gravement l’environnement. Ils peuvent rester dans la nature pendant des centaines d’années sans se décomposer. Ils mettent en danger les animaux qui peuvent les avaler et dégradent les champs, les forêts et les routes.
Face à cette situation, il devient urgent que les ministères concernés mènent des campagnes de sensibilisation à l’intention de la population sur les bons gestes à adopter après l’usage de ces contenants.
En attendant ces actions officielles, chaque citoyen doit prendre ses responsabilités : ne plus jeter ces bidons à tort et à travers, mettre en place des lieux de collecte, encourager l’utilisation de contenants réutilisables et sécurisés et surtout, informer autour de soi sur les risques liés à ces déchets.
Ce problème concerne tout le monde : vendeurs d’essence, motocyclistes, autorités et citoyens. Si chacun y met du sien, on peut éviter des incendies, préserver notre environnement et garder le pays propre.
Adja
