Dans la capitale malienne, des stations d’essence, du moins les quelques rares en service, sont toujours bondées de monde. Ce qui fait qu’il y a des rangs interminables de véhicules, tricycles et engins à deux roues. Il faut s’armer de patience. A la file d’attente, quelques usagers s’expriment.
Dans les rangs de la station Corridor de Badalabougou en direction du 2ème pont, on aperçoit une file de conducteurs de voitures se former de loin. Plus près, une marée de motocyclistes et tricycles font la queue autour des pompes.
Boura, la trentaine, estime rester le temps qu’il faut, car ayant poussé son engin jusqu’à être épuisé. Quant à Sow, un chef de famille muni d’un bidon veut tenter le tout pour remplir son engin et si possible son récipient. Pour Oumou, une dame portant son enfant au dos, les mots ne manquent pas et l’angoisse est à son comble, au bout d’une demi-heure d’attente. Néanmoins, elle se réjouit d’être plus près du sésame.
Loin de cette station, à la station Sotraka située en direction de Sabalibougou Kourani, le rang semble se former avant l’arrivée de l’approvisionnement. Ousmane, conducteur de Moto-taxi dira : « De tout ce secteur, seules ces deux stations d’essence contiguës ont souvent du carburant. Elles peuvent être à sec parfois, mais c’est momentané. Ce qui fait qu’on reste patient en attendant ».
A la station Yara Oil service près du monument Kwamé N’Krouma, Adja, la trentaine a laissé le rang pour s’aventurer vers la maison des Aînés, espérant tomber sur des vendeurs ambulants. Mais, rien à faire. Elle est obligée de faire appel à des connaissances pour la secourir.
Tels sont, entre autres scénarios à l’infini, en ces jours de rareté du carburant. Le moins que l’on puisse espérer, c’est le retour à la normale dans un futur très proche pour le bonheur des citoyens.
Alimatou Djénépo
