La Maison commune des Nations Unies a abrité, le 9 Avril dernier, une conférence de presse pour officialiser le financement de huit (8) projets à mettre en œuvre par certaines agences du système des Nations Unies et le Comité international de la croix-Rouge (CICR) dans le cadre du budget supplémentaire du Japon pour l’année 2024-2025.
Selon le coordinateur résident du système des Nations Unies par intérim, M. Maleye Diop, représentant résident du PNUD, ce financement de 10 650 000 dollars Us, soit près de 6.6 Milliards de FCFA du budget supplémentaire japonais pour l’année 2024, afin de soutenir plusieurs projets de développement au Mali, est un témoignage éclatant de la bonne coopération et de l’amitié entre le Japon et le Mali, mais aussi du partenariat stratégique entre le gouvernement japonais et le système des Nations Unies. Et d’ajouter que les projets appuyés par ce financement couvrent l’assistance humanitaire, le soutien à l’entreprenariat et à l’innovation ainsi que le renforcement des capacités locales.
Aux dires de M. Diop, ces projets seront mis en œuvre par des agences, Fonds et programmes des Nations Unies, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Bureau International du travail (BIT), le programme Alimentaire Mondial (PAM), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), l’organisation internationale pour les migrations (OIM) et le comité international de la Croix-Rouge (CICR).
L’Ambassadeur du Japon au Mali, SE M. Murata YUKUO dira que le japon finance chaque année sur son budget supplémentaire, et cela depuis 2013 dans le cadre de sa coopération multilatérale, certains projets initiés par des organisations internationales. C’est dans cette logique que le gouvernement du Japon a approuvé, le 17 décembre dernier, le financement des 8 projets initiés dans divers domaines par des organisations internationales, a-t-il indiqué. Il ajoutera que la mise en œuvre des projets du BIT et de la FAO seront basés sur l’utilisation du STEIN, un agent de durcissement du sol, permettant également aux entreprises et jeunes maliens, de s’approprier cette nouvelle technologie innovante japonaise et de la vulgariser au Mali. Avec les questions et réponses, d’amples éclaircissements ont permis d’éclairer les lanternes. L’Ambassadeur du Japon a souligné que la part du genre en relation avec les femmes est très représentée dans ces financements. A ses dires, des programmes de financements en teinture ont déjà été lancés à Bamako ici et continueront sur Ségou et d’autres régions du Mali. Il a évoqué le renforcement de la durabilité dans le secteur du textile au Mali à travers le partenariat avec le secteur privé et de la stabilisation comme réponse multisectorielle aux femmes et jeunes déplacés dans les régions du centre du Mali, tout ceci pris en compte dans le financement bénéficié par le PNUD. Il soulignera aussi que des activités de sensibilisation et de lutte contre les violences basées sur le genre sont incluses dans les financements bénéficiés par l’UNHCR.
Aminata Sanogo
