Le 11 octobre, dédié à la journée internationale de la fille, est célébré chaque année à travers le monde. Le Mali n’est pas resté en marge de la célébration, le samedi dernier, avec le thème international retenu cette année : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne de la crise ». Au niveau national le thème choisi est : « Situation de crise et mariage d’enfants : impacts et perspectives ».
En prélude au TakeOver 2025, Plan International Mali, en collaboration avec ses partenaires ONG World Vision, Save The Children, Educo, Terres des Hommes, SOS Village d’Enfants, a organisé une conférence de presse, le jeudi 9 octobre 2025, avec les hommes de médias, au siège de Plan International Mali situé à Sotuba, en commune I du district de Bamako.
Cette rencontre avec les hommes de médias avait pour but de les édifier sur l’évènement, la nouvelle campagne de Plan International axée sur la problématique du mariage d’enfants et créer de l’engouement autour de la problématique de la fille à travers des contenus médiatiques.
La conférence était animée par M. JACKSON ACHA ATAM, directeur pays de Plan International Mali, M. Housseini Ouologuem, de la direction nationale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Fily Diallo, experte en genre au Plan International, Mme Aramata Coulibaly de l’ONG Terre des Hommes Suisse, entre autres.
Selon le directeur pays de Plan International Mali, M. JACKSON ACHA ATAM, la journée internationale de la fille est bien plus qu’une date symbolique. Elle représente une plateforme mondiale pour reconnaître les droits et le potentiel des filles, tout en mettant l’accent sur la nécessité de relever les défis auxquels sont confrontées les filles et de promouvoir leur l’autonomisation ainsi que le respect de leurs droits humains. Il ajoutera que le thème national est en droite ligne avec les objectifs d’influence et de campagne de Plan international Mali. Car, depuis le 1er octobre, Plan International Mali a lancé une campagne au niveau mondial, basée sur un rapport qui est produit cette année avec comme titre : « Laissez moi être une enfant, pas une épouse », a-t-il déclaré.
Il faut noter que les résultats du cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH5) de 2022, 54 % des jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans au Mali ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 16 % avant l’âge de 15 ans. Ces chiffres témoignent de la persistance du mariage d’enfants dans notre pays, malgré la ratification par le Mali, de plusieurs instruments internationaux, dont la Convention relative aux Droits de l’enfant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et le Protocole de Maputo.
Adja
