Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré la journée mondiale de la santé (JMS), le jeudi 9 avril 2026 au stade Mamadou Konaté. Placée sous le thème retenu par notre pays « Unissons-nous pour la santé, soutenons la science », cette édition a été présidée par la ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Dans son allocution, la ministre a souligné que cette journée constitue un levier important pour renforcer les campagnes de sensibilisation aux niveaux régional et national autour des enjeux actuels de santé publique. Elle a rappelé que cet événement est célébré chaque année, le 7 avril et marque l’anniversaire de la création de l’organisation mondiale de la santé (OMS) en 1948.
Au Mali, l’événement a réuni les acteurs du secteur de la santé autour d’activités sportives, notamment des séances de fitness, illustrant l’importance de l’activité physique dans la prévention des maladies, a-t-elle indiqué. Selon la ministre, ces exercices représentent un exemple concret pour promouvoir un mode de vie sain, face à la montée des maladies non transmissibles qui touchent désormais des populations de plus en plus jeunes.
La journée a également été marquée par l’organisation de dépistages gratuits du diabète et de l’hypertension artérielle ainsi que du cancer du col de l’utérus et du sein. Des tests de dépistage du VIH, des hépatites et de la tuberculose ont également été proposés au public.
Pour Assa Badiallo Touré, cette célébration intervient dans un contexte marqué par la persistance des maladies infectieuses émergentes. « Un autre fléau, plus silencieux, mais tout aussi dévastateur, progresse partout dans le monde. Il s’agit des maladies non transmissibles : diabète, cancers, maladies cardiovasculaires, affections respiratoires chroniques ainsi que les accidents de la voie publique », a-t-elle déclaré. A ses dires, ces maladies représentent aujourd’hui environ 43 millions de décès, soit près de 75 % des causes de mortalité à l’échelle mondiale, d’après les données de l’OMS publiées en septembre 2025. Pourtant, elles sont largement évitables, a-t-elle affirmé. Une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, la pollution, le tabac et la consommation d’alcool figurent parmi les principaux facteurs de risque, a-t-elle laissé entendre.
Pour sa part, le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Kaboré a indiqué que le Mali fait face à de nombreux défis sanitaires, notamment les maladies transmissibles et non transmissibles, la santé maternelle et infantile, la résistance aux antimicrobiens, la santé mentale, ainsi que les urgences sanitaires liées, entre autres, aux effets du changement climatique.
Face à ces enjeux, il a insisté sur le rôle essentiel de la science, de l’innovation et des données fiables. « Elles permettent d’améliorer la surveillance des maladies, de développer des solutions adaptées au contexte national, d’orienter les politiques publiques et de promouvoir l’approche « Une seule santé », qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale », a-t-il expliqué.
Dans le cadre de cette édition 2026, les activités s’étendront sur quatre semaines thématiques, du 7 avril au 3 mai, avec des actions de communication et de dépistage dans toutes les régions du pays.
La première semaine, du 7 au 12 avril, est consacrée aux maladies non transmissibles. La deuxième, du 13 au 19 avril, est dédiée à l’approche « Une seule santé ». La troisième semaine, du 20 au 26 avril, porte sur les maladies transmissibles. Enfin, la quatrième semaine, du 27 avril au 3 mai, mettra l’accent sur la science, la santé et le financement du secteur.
À travers cette initiative, les autorités sanitaires entendent renforcer la prévention et sensibiliser davantage des populations aux enjeux de la santé publique.
Adja
