Le procès impliquant Khadidiatou N’Diaye, géologue à la mine d’or de Loulo (SOMILO-SA), a été renvoyé au 20 avril 2026, par la Cour d’appel de Bamako. Une décision que son avocat, Maître Ladji Traoré, qualifie de « normale » au regard des pratiques judiciaires.
Selon l’avocat, ce type de renvoi est courant devant les juridictions. « Lorsqu’un avocat est empêché pour des raisons justifiées, il peut solliciter un report afin d’assurer une défense efficace de son client », a-t-il expliqué. Dans ce dossier, plusieurs conseils, notamment du côté de la défense et de la partie civile, n’étaient pas en mesure d’être présents, certains étant hors du pays ou retenus par d’autres obligations professionnelles. Maître Traoré reconnaît toutefois que ces reports successifs peuvent être contraignants pour les parties, notamment en raison des déplacements répétés. « Le dossier dure depuis plusieurs années, mais les règles déontologiques imposent certaines exigences auxquelles les avocats ne peuvent se soustraire », a-t-il précisé.
La Cour a donc accédé à la demande de renvoi, tout en fixant une nouvelle date ferme pour des débats contradictoires.
Une affaire marquée par de graves accusations
Khadidiatou N’Diaye, géologue de formation en poste à la mine d’or de Loulo, accuse son employeur de harcèlement, de discrimination et de refus de lui accorder ses congés pour les années 2020 et 2021. Elle affirme également avoir été victime de manœuvres visant à la discréditer.
Selon ses déclarations, la direction de la mine aurait tenté de la faire passer pour atteinte de troubles mentaux, avec la complicité présumée d’un psychologue. Celui-ci lui aurait proposé soit de démissionner, soit d’accepter un départ négocié, options qu’elle aurait refusées. Elle soutient également que des certificats médicaux auraient été établis à son encontre dans le but de justifier un licenciement.
Toutefois, une contre-expertise réalisée par un autre spécialiste aurait conclu l’absence de troubles mentaux, contredisant ainsi les premières évaluations.
Une procédure judiciaire relancée
Cette affaire judiciaire connaît un nouveau tournant après l’annulation, par la Cour suprême, du procès tenu le 30 octobre 2023 devant la Cour d’appel de Bamako. Initialement liée à des faits de diffamation, la procédure a été cassée, entraînant la reprise complète du dossier.
Le nouveau procès, initialement prévu le 13 avril 2026, a donc été reporté. Les débats devraient reprendre, le 20 avril 2026, dans un contexte où cette affaire continue de susciter l’attention en raison de la gravité des faits allégués.
Adja
