Le groupe de presse MALI-TRIBUNE, grâce à l’appui du FAMOC, met en œuvre un programme d’activités visant à promouvoir le journalisme de solutions comme approche innovante pour contrer la désinformation et encourager des récits porteurs d’espoir et de changement positif. A ce titre, il a initié une série de formations dont la première s’est tenue du 24 au 25 novembre au centre Abbé David de Sebenikoro en présence de 90 journalistes et blogueurs.
Au centre Abbé David de Sebenikoro, ils étaient blogueurs et journalistes dans la salle tenue par des experts en communication que sont Alexis kalambry et Moussa Diarra, directeur technique de l’AMAP ainsi que la porteuse du projet de la formation, Aminata Agaly Yattara de Mali-Tribune.
Afin de planter le décor, Aminata Agaly a commencé par exprimer sa gratuité au FAMOC (Fonds d’appui aux moteurs du changement) pour la confiance placée au groupe de presse Mali Tribune pour la subvention de cette formation portant sur le thème : «La coexistence pacifique ». Pour elle, cette subvention représente un investissement dans une presse engagée, rigoureuse et capable d’apporter un regard neuf sur les défis auxquels le pays est confronté. Face à ces défis, elle a rappelé la responsabilité, en tant que journalistes, de les rendre visibles. Pourquoi le journalisme de solutions, se demande-t-elle ? A cette question, elle s’est dite persuadée que le journalisme de solutions n’est pas un journalisme de bonne nouvelle, mais plutôt, celui qui se veut rigoureux, utile, responsable et constructif. Tenant à ces principes, elle voit en ce projet, une manière de contribuer à une presse qui informe, qui éclaire et qui aide la société à avancer, sans perdre son esprit critique. Ainsi, pour mieux s’approprier, elle dira que ce projet n’est pas celui d’un seul journaliste, ni d’une seule rédaction. Mais un engagement collectif en faveur de la paix sociale.
A cette intervention, le reste de cette journée de lancement a été animée par Alexis Kalambery. Il a mis l’accent sur le premier module portant sur la compréhension du journalisme de solutions. Pour lui, il ne s’agit pas de parler d’un problème mais, des solutions apportées à ce problème. A ce titre, il a montré la différence entre journalisme classique, reportage positif et journalisme de solutions. Il a ensuite identifié un sujet » solutionnable » dont le but est d’identifier, entre autres, des problèmes sociaux complexes et leurs réponses émergentes. Il a également mis l’accent sur la méthodologie de l’enquête en journalisme de solutions avant de proposer des cas pratiques répartis entre les groupes de travail.
Quant au second jour de formation, il a été animé par Moussa Diarra et Alexis kalambery. Au programme, des partages d’expériences sur la thématique éthique et responsabilité du journaliste, la lutte contre la désinformation. Des thèmes tout aussi suivis avec passion.
A ces exposés liminaires, est venu le tour de Aminata Agaly Yattara afin d’expliquer les conditions de production d’articles. Ainsi, dans un système de mentorat, les uns et les autres sont appelés à soumettre des idées allant dans le sens de journalisme de solutions moyennant des frais de motivation.
Alimatou Djénépo
