Depuis le début de la pénurie de carburant que traverse notre pays, les stations-service sont devenues des lieux d’attroupement permanent. Des centaines de personnes y passent leurs journées et parfois même leurs nuits, dans l’espoir de se procurer quelques litres d’essence. Si cette situation traduit les difficultés économiques et sociales du moment, elle entraîne aussi des conséquences environnementales inquiétantes.
En général, là où les foules se rassemblent longtemps, les déchets s’accumulent. De même, les mauvaises habitudes persistent. Beaucoup de citoyens continuent de jeter à même le sol, des sachets d’eau, des emballages de sandwichs, des peaux de fruits, des coques d’arachides, sans se soucier de l’impact de ces gestes. Pourtant, des poubelles existent à proximité. Ce manque de civisme devient alarmant.
Ces déchets abandonnés autour des stations-service ne s’arrêtent pas là. Avec le vent et la pluie, ils finissent rapidement dans les caniveaux et les cours d’eau. Résultat : nos rivières, nos drains et notre environnement se retrouvent davantage pollués, aggravant une situation écologique déjà préoccupante. À terme, cela risque d’entraîner des obstructions de caniveaux, des inondations et une prolifération de maladies liées à l’insalubrité.
De tels négligences endommagent la nature
En effet, il est urgent de sensibiliser et d’éduquer les citoyens à adopter des comportements responsables, même en période de crise. Jeter ses déchets dans une poubelle n’est pas un effort impossible, c’est un geste simple, mais vital pour préserver notre cadre de vie.
La pénurie de carburant passera, mais les dégâts causés à l’environnement pourraient demeurer pendant longtemps. Chacun doit donc prendre conscience de son rôle dans la protection de la nature, déjà suffisamment fragilisée aujourd’hui. Protéger notre environnement, c’est protéger notre santé et celle des générations futures.
Aminata Sanogo
