A Bamako, comme à l’intérieur de certaines grandes villes des régions du pays, la crise du carburant devient de plus en intenable. En ce début de la semaine, certains bamakois, par faute de carburant, ont décidé de faire la queue devant certaines stations. Or, bon nombre de stations se sont vidées de leurs travailleurs, des pompes couvertes comme pour prouver l’indisponibilité. Mais, hélas ! Les gens préfèrent se mettre en rang, qu’il y ait du carburant ou pas. C’est du moins, le constat devant plusieurs stations d’essence.
Passer la nuit ou effectuer des heures en rang dans l’incertitude totale dans des stations d’essence fermées, telle est à l’image de certains usagers décidés de s’approvisionner en carburant à Bamako. Seulement, à voir le rang, on croirait que les stations en question ont du carburant. Sauf qu’au lot des gens, nul ne sait quand arrivera le sésame.
Au pied d’une pompe à la station Sotraka sur la route de Sabalibougou Courani, Ladji, la vingtaine d’années, est bien matinal. Car, occupant le rang depuis 5 heures du matin, ce lundi, dévoile-t-il à notre passage vers 10 heures. Le jeune homme, campe toujours en compagnie d’autres usagers. A leur demander s’ils ont une idée de l’heure d’arrivée du carburant, tous restent sans réponse. Loin d’eux, la situation est de même à la station SOMAPP où des usagers forment deux rangs, un pour des voitures et l’autre pour des motos. Là également, les pompes sont couvertes de bâches, mais des gens patientent dans ces rangs dont la queue créée presque des embouteillages de part et d’autre de la voie.
Tels des scénarios presque identiques à l’intérieur de la capitale et des gens ne semblent pas du tout découragés, vu de l’enjeu lié à l’attente du carburant.
Alimatou Djénépo
