Se déplacer est devenu la croix et la bannière. Même pour aller au bureau, il faut remuer ciel et terre pour obtenir un peu de carburant. A cause du manque de carburant, depuis le début de la crise, notamment à Bamako, des propriétaires de véhicules personnels, des engins à roues, empruntent les transports en commun.
Et le lundi dernier, la situation s’est compliquée avec le manque de gas-oil. Donc, les transports en commun (Sotrama, taxis, bus voyageurs) sont maintenant concernés. Et les prix du transport ont automatiquement grimpé. De Niamana à Faladié, des moto-taximen demandent 4000 F CFA et le même montant est demandé par des taximen de Sogoniko à Médina Coura. Pour les SOTRAMA, non seulement les prix ont augmenté, selon leur bon vouloir, la plupart disent qu’ils ne traversent pas les ponts, c’est-à-dire qu’ils ne quittent pas la rive droite pour la rive gauche. Et ceux qui acceptent de faire le trajet n’ont pas de nombre limité de passagers.
Du coup, le déplacement devient difficile et les bureaux, tant au niveau des services publics que privés, se vident, à cause des difficultés de déplacement.
Dado Camara
